Après huit ans de développement et trois reports de commercialisation depuis février, Cyberpunk 2077, l'un des jeux vidéo les plus attendus de l'année, est finalement sorti le 10 décembre dernier. Soit deux semaines avant Noël et dans la foulée de la commercialisation des deux nouvelles consoles de salon: la PlayStation 5 et les Xbox Series X et S. Jouissant d'une renommée mondiale avant même son lancement, ce titre dit d'" action RPG " témoigne à lui seul du faste que vit le jeu vidéo avec le confinement. Derrière ce buzz assuré, une campagne de promotion digne d'un film hollywoodien: dans un monde futuriste, on voit évoluer le personnage, Johnny Silverhand, blouson de cuir stylé et pistolet à la main, sous les traits de l'acteur Keanu Reeves. Le jeu est immense. Dans sa version anglaise, il compte 450 heures de dialogues, avec plus de 125 acteurs.
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Après huit ans de développement et trois reports de commercialisation depuis février, Cyberpunk 2077, l'un des jeux vidéo les plus attendus de l'année, est finalement sorti le 10 décembre dernier. Soit deux semaines avant Noël et dans la foulée de la commercialisation des deux nouvelles consoles de salon: la PlayStation 5 et les Xbox Series X et S. Jouissant d'une renommée mondiale avant même son lancement, ce titre dit d'" action RPG " témoigne à lui seul du faste que vit le jeu vidéo avec le confinement. Derrière ce buzz assuré, une campagne de promotion digne d'un film hollywoodien: dans un monde futuriste, on voit évoluer le personnage, Johnny Silverhand, blouson de cuir stylé et pistolet à la main, sous les traits de l'acteur Keanu Reeves. Le jeu est immense. Dans sa version anglaise, il compte 450 heures de dialogues, avec plus de 125 acteurs. Pour le site spécialisé IGN Japon, " la plus grande réussite de Cyberpunk 2077 est Night City, la ville la plus fascinante de l'histoire du jeu vidéo à ce jour ". La plongée dans cet univers dystopique démarre, au choix, au sein d'une élite corporate ou dans les bas-fonds d'une mégalopole infernale dont les habitants usent et abusent des augmentations bioniques et des drogues virtuelles... Une aventure qui doit mettre à genoux, en guise d'hommage, les consoles actuelles, et s'épanouir à plus long terme sur la PS5 et les XBox Series S. " On propose une meilleure immersion du joueur dans l'histoire, son interaction avec d'autres personnages, les dialogues, la façon de se déplacer ", souligne Marcin Iwinski, CEO du studio polonais CD Projekt, à l'origine du buzz. Deuxième acteur européen du jeu vidéo derrière le français Ubisoft, l'éditeur polonais a déboursé plus de 328 millions de dollars pour cette superproduction. Son précédent blockbuster, The Witcher 3, avait marqué la précédente génération de consoles de salon ainsi que le jeu PC. Et tout porte à croire qu'en corrigeant quelques bugs de jeunesse, Cyberpunk 2077 sera le nouveau mètre étalon du genre. Car si la mode du retrogaming remet au goût du jour les toutes premières consoles de jeux sorties dans les années 1980, en 2020, le jeu vidéo n'est plus un simple passe-temps pour adolescents. C'est un art d'esthètes. Une discipline sportive. Et, surtout, une véritable industrie. L'une des plus puissantes, même, dépassant celles du cinéma et de la musique. Principale porte d'entrée dans cet univers: la console de salon. Les deux grandes marques à se partager le marché mondial restent le leader Sony avec sa PlayStation (PS) et le challenger Microsoft avec sa Xbox. Le séduisant concept de Nintendo vient, pour sa part, jouer les trublions dans ce combat de titans. Une nouvelle génération de machines débarque sur le marché tous les sept ans, le plus souvent juste avant Noël. Mais cette année, aucun lancement en fanfare n'a été organisé. Aucune file d'attente interminable ne s'est formée devant les magasins. L'arrivée de la PlayStation 5 de Sony le 19 novembre et de la Xbox Series de Microsoft neuf jours plus tôt s'est faite en pleine épidémie de Covid-19 dans des pays pour la plupart confinés. Pourtant, ni Sony ni Microsoft n'ont hésité un seul moment et envisagé de reporter ces sorties. Tout simplement parce que le jeu vidéo se pratique toujours davantage à domicile, sans avoir besoin de sortir ni pour acheter la console ni pour acheter les jeux. Pour jouer, il faut juste désormais acheter les produits en ligne et les télécharger depuis la console. Jusqu'à 70% des ventes se font désormais en dématérialisé pour certains éditeurs. La multinationale de Redmond a même lancé le Xbox Game Pass, une sorte de Netflix vidéoludique permettant l'accès en ligne à l'ensemble de son catalogue de jeux contre un abonnement de 10 euros par mois. Tokyo prépare déjà la riposte. Car la " guerre des consoles " se mène sur plusieurs fronts. L'un des nouveaux nerfs est donc celui de l'abonnement. Mais il y a aussi la course à la puissance technologique. Pour assurer un niveau de détail élevé et des mouvements fluides, il faut, en effet, des unités de calcul très performantes, ce qui implique un processeur et une carte graphique musclés. Dans ce domaine, la Xbox prend un léger avantage sur sa concurrente. Toutes deux tarifées à 499 euros et commercialisées côte à côte, les soeurs ennemies se déclinent ainsi en versions sans disque optique (PlayStation Digital Edition et Xbox Series S). Le binôme avance également des performances et un espace d'1 To ultrarapide. Petite subtilité exclusive aux Xbox Series X et S, leur disque dur SSD permet de sauter sur-le-champ d'un jeu à l'autre. Les PlayStation 5 se complètent, en revanche, d'une manette de jeu Dual Sense franchement novatrice. Dans les deux versions, les images en ultra-haute définition 4K (3.840 x 2.160 pixels) sont de mise. La vitesse de rafraîchissement est également un critère important. Plus elle est élevée, moins les effets de rémanence (traces de l'image précédente) sont visibles. Les deux consoles proposent une vitesse de rafraîchissement de 120 Hz. Reste qu'il faut être équipé d'un téléviseur compatible avec ces normes et disposer d'une bonne connexion internet par fibre pour profiter à plein de cette technologie. En parlant de téléviseurs... Ceux millésimés 2020 ont effectivement vocation à répondre à deux usages dominants: le gaming et les plateformes de vidéo par abonnement comme Netflix, Amazon Prime Video ou Disney+. Dans les deux cas sur grand, très grand écran. C'est dans ce domaine que les progrès ont été les plus spectaculaires. L'adoption de normes comme le HDR10 ou le Dolby Vision garantit les meilleurs réglages pour les fictions: contraste, équilibre des couleurs, fluidité, etc. Les modèles les plus récents proposent même un mode Filmmaker (réalisateur), conçu par des professionnels de la mise en scène pour simuler, sur l'écran plat, le rendu d'une salle de cinéma. Le must: une dalle à 100 Hz, un traitement d'image optimisé et une connexion à grande vitesse par HDMI 2.1, la nouvelle norme qui permet de transmettre des images en 4K à 120 images par seconde. Parmi les meilleurs modèles sortis ces derniers mois, on en retiendra surtout un: le Philips Oled+ 935, à partir de 2.200 euros. D'abord parce que c'est un objet design qui se signale par son cadre pratiquement sans bordures. Mais aussi parce qu'il s'agit d'un téléviseur ultra-performant, offrant notamment un procédé de compensation de mouvements qui garantit une excellente fluidité aux séquences rapides. Au coeur de l'engin, bourré de deep learning et d'intelligence artificielle: un processeur P5 de quatrième génération, considéré comme l'une des meilleures puces du marché, permettant d'apporter un traitement encore plus juste en fonction du type de scène présenté à l'écran. A quoi s'ajoute le système d'éclairage Ambilight, qui projette au dos et sur les quatre côtés les couleurs de l'image affichée, renforçant encore l'effet d'immersion. Mais que serait une belle image sans son de la même tenue? Le système audio des TV Philips Oled+935, signé Bowers & Wilkins, est inédit. Délivrant une puissance totale de 70 W, la barre de son Dolby Atmos 3.1.2 (environ 650 euros) est architecturée autour de trois tweeters 19 mm, de quatre médiums 50 mm, et d'un boomer 100 m associé à un évent Flowport (procédé exclusif B&W) pour des basses riches et profondes. L'enceinte est par ailleurs dotée d'un tweeter on top, c'est-à-dire d'un haut-parleur dédié aux aigus positionné hors de l'appareil, sur la partie supérieure. Véritable signature de l'équipementier audio britannique, ce haut-parleur profite de son propre boîtier métallique rigide. Et c'est ce qui fait toute la différence, car il permet de délivrer des aigus plus clairs. En haute fidélité. Pour la reproduction des bandes-sons Dolby Atmos, deux haut-parleurs hauteur large bande 50 mm sont placés en configuration up-firing sur le sommet de l'enceinte pour rayonner vers le haut. Une merveille... On s'en voudrait toutefois de clore ce chapitre télé sans évoquer un autre écran de rêve. Comme tous les téléviseurs de la génération 8K, le Samsung Qled 65Q950TS espérait assurer sa pénétration sur le marché grâce aux JO de Tokyo, censément retransmis en cette définition. C'est évidemment raté. Mais l'objet d'une valeur d'environ 3.850 euros demeure l'un des téléviseurs les plus aboutis de l'année. Et s'il est capable d'afficher l'ultra haute définition, ce n'est pas tant pour les contenus en 8K - quasi inexistants - que pour offrir davantage de détails. Son système d' upscaling (qui convertit en haute définition des vidéos en définition standard) est l'un des plus efficaces du marché. Et ce surtout grâce la technologie adoptée par Samsung, le Qled, qui produit une image incroyablement lumineuse. Côté casque, si le vent soufflait plutôt jusqu'à présent pour les écouteurs sans fil intra-auriculaires, cette année, ce sont les casques à arceau qui sacrent les tympans. Apple a surpris tout le monde en présentant l'AirPods Max, son tout premier casque audio. Même Huawei s'est glissé dans la partie, avec son très réussi FreeBuds Studio. Leur ambition? Voler la vedette à Bose, Sennheiser, Bowers & Wilkins et surtout Sony qui, avec son WH-1000XM4, signe une version 2020 tout aussi imbattable que les précédentes. Dans la catégorie très haut de gamme, on glissera toutefois sous le sapin le casque stéréo sans fil Beoplay H95 de Bang & Olufsen. Ambassadrice d'une high-tech avant-gardiste, la firme danoise bientôt centenaire signe ici son meilleur casque sans fil jamais conçu. Les qualités de ce nouveau produit: ultra-haute fidélité, égalisation adaptative, réduction active du bruit et audio spatial. Avec une image sonore et une précision digne des meilleures enceintes hi-fi, ce casque est tout simplement bluffant. Le moindre petit détail audio prend soudain une dimension cristalline. Cerise sur le gâteau: l'interface utilisateur, innovante et intuitive, qui fait appel à une combinaison de commandes tactiles et mécaniques. On se détend, on ferme les yeux. Et l'on s'immerge dans l'esthétisme acoustique en toute sérénité... pour environ 800 euros. Enfin, rappelons que si l'offre 5G n'a pas encore fait de percée en Belgique, la majorité des smartphones premium sortis cette année sont déjà compatibles. Mention pour le dernier fleuron du fabricant chinois Huawei, le Mate 40 Pro, qui affiche une mécanique de compétition. Sous le capot: le processeur Kirin 9.000 5G gravé à 5 nanomètres - " le plus petit au monde ", 8Go de RAM et un îlot photo circulaire signé Leica doté entre autres d'un capteur 50 Mpx. A l'usage, le Mate 40 Pro s'affirme ainsi sans équivoque comme le meilleur photophone du marché. Avec son design imparable, c'est un must. Du moins pour ceux qui osent la " détox " aux services Google, auxquels le fabricant chinois propose des alternatives européennes de plus en plus crédibles comme TomTom. A 1.199 euros l'ensemble, le geste n'est pas innocent pour se démarquer de la concurrence. A titre de comparaison, le dernier flagship d'Apple, l'iPhone 12 Pro 5G, s'arrache à 1.159 euros. Celui de Samsung, le Galaxy S20 5G est passé à 909 euros en attendant la sortie, probablement pour janvier, du S30. Alors que l'excellent OnePlus 8 Pro s'affirme à 899 euros. Des concurrents de poids qui n'ont pas à souffrir, eux, de l'embargo américain.