C'est l'été, vous rêvez d'évasion sur deux roues mais n'avez pas envie de passer les épreuves théoriques et pratique du permis moto (A) ? Une solution existe : le 125 cm3, dont la plupart des modèles peuvent être conduits (sous conditions) avec un permis voiture (B). Cette catégorie des 125 cm3 connaît un succès constant. En Belgique, en matière d'immatriculations, c'est même la classe de cylindrée qui détient la plus grande part de marché (30%) du secteur des deux-roues motorisés.
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C'est l'été, vous rêvez d'évasion sur deux roues mais n'avez pas envie de passer les épreuves théoriques et pratique du permis moto (A) ? Une solution existe : le 125 cm3, dont la plupart des modèles peuvent être conduits (sous conditions) avec un permis voiture (B). Cette catégorie des 125 cm3 connaît un succès constant. En Belgique, en matière d'immatriculations, c'est même la classe de cylindrée qui détient la plus grande part de marché (30%) du secteur des deux-roues motorisés. Le profil des clients est varié. Certains sont des navetteurs ou citadins qui utilisent leur 125 cm3 pour se jouer des embouteillages quotidiens, d'autant que ce moyen de transport individuel offre aujourd'hui une solution de " distanciation physique " intéressante par rapport aux transports en commun. D'autres sont des adeptes de la conduite récréative et cherchent une petite moto plaisir pour la balade. Le législateur prévoit que les détenteurs d'un permis B (voiture) peuvent conduire une moto ou un scooter dont la cylindrée n'excède pas 125 cm3 et dont la puissance ne dépasse pas 15 ch (11 kW). Les conducteurs doivent cependant posséder le permis B depuis deux ans au moins. Et ceux ayant obtenu le permis B après mai 2011 doivent d'abord suivre quatre heures de formation. Pour conduire une moto ou un scooter de plus de 125 cm3 ou de plus de 15 ch, il faut par contre posséder un permis A (sauf si vous avez obtenu le permis B avant le 1er janvier 1989 ; dans ce cas, vous pouvez chevaucher n'importe quelle moto sans permis additionnel...). Pour lancer sur la route un scooter ou une moto, il faut souscrire une assurance R.C. et le port du casque est obligatoire. Le temps où l'on pouvait rouler sans casque est bien sûr depuis longtemps révolu. Mais depuis 2013, le motard ne peut plus non plus circuler en bras de chemise, bermuda et tongs... Le législateur belge impose en effet au motard une " tenue longue ", à savoir le port d'une veste à manches longues, d'un pantalon long, de bottes ou chaussures protégeant les chevilles et de gants. Par contre, le gilet fluo n'est pas obligatoire en Belgique. Les enfants de moins de trois ans ne peuvent pas du tout monter sur une moto. Ceux de trois à huit ans ne peuvent rouler que sur les motocyclettes d'une cylindrée de 125 cc maximum et à condition que le véhicule soit équipé d'un système de sécurité pour enfant adéquat. Les enfants de plus de huit ans peuvent prendre place à l'arrière de n'importe quelle moto. Il n'y a pas que les gros cubes dans la vie... Le marché des 125 cm3 est large et varié. On trouve bien sûr les scooters, modèles les plus vendus du segment. Un scooter est pratique au quotidien car il dispose d'un tablier qui met le conducteur à l'abri des intempéries. Il dispose aussi d'un coffre sous la selle, pour placer le casque ou divers objets. Les scooters sont faciles à prendre en main, grâce à leur selle basse et leur boîte automatique qui facilitent la conduite. Les petites roues rendent ces engins maniables en ville, mais moins stables qu'une moto sur les grands axes. Cependant, le constructeur japonais Yamaha propose un scooter 125 doté de trois roues : le Tricity. Pour l'avoir testé, on peut écrire que sa deuxième roue avant améliore nettement la stabilité en courbe et au freinage, en particulier sur les revêtements humides ou sur les pavés. En revanche, l'engin est plus lourd qu'un scooter classique (environ 160 kilos contre 120) et donc un peu moins maniable. Il est aussi sensiblement plus coûteux (4.800 euros contre environ 3.000 pour un bon scooter ordinaire). Changement d'univers avec les motos à vitesses. Elles impliquent bien sûr de maîtriser l'embrayage et les passages de rapports, mais distillent les sensations d'une " vraie " moto. Elles ont aussi aujourd'hui le look de leurs grandes soeurs. D'ailleurs, à leur guidon, les autres motards vous saluent... Le choix est vaste, avec des modèles typés route, tout chemin, mais aussi de nombreux engins au look vintage. Ces derniers proviennent souvent de Chine. La marque belge Bullit propose, par exemple, une belle gamme de motos vintage de conception chinoise. Nous avons testé la Hero 125, un " scrambler " qui mélange les univers du cross et de la route. Le moteur, fabriqué sous licence Suzuki, n'est pas très pétillant, mais il est souple et son échappement imitation " SuperTrapp " laisse échapper un grondement très suggestif. L'équipement technique est à l'avenant (deux disques de freins, fourche inversée, mono-amortisseur arrière, sabot moteur en alu, etc.) et le tarif (3.000 euros) est intéressant vu l'aspect valorisant de la machine. Reste à voir si la fiabilité (réseau électrique, résistance à la corrosion, etc.) de ces modèles produits en Chine sera assurée à long terme. Mais quelle que soit leur nationalité, les 125 cm3 actuels sont dotés d'un moteur moderne avec injection et catalyseur. Car les deux-roues doivent désormais répondre à des normes antipollution strictes. Certaines 125 cm3 haut de gamme soignent aussi leur sécurité, en s'équipant d'un antiblocage des freins (ABS), dont la présence est très rassurante lors des freinages sur routes humides. Concernant les performances, les prestations des 125 cm3 sont variables, avec une vitesse maximale sur plat variant entre 90 et 120 km/h compteur. Quel que soit le modèle, les accélérations sont suffisantes en ville et sur les petites routes pour s'insérer dans le flot du trafic. Les 125 cm3 sont par contre souvent trop justes sur les grands axes, où certains modèles se feront dépasser par les camions à la moindre côte, ce qui n'est pas très rassurant quand on est derrière un guidon... Sur les longs rubans bitumés, les motos sont globalement plus à l'aise et plus stables que les scooters, même si certains constructeurs proposent des " scoots " 125 cm3 spécifiquement taillés pour les grands axes. C'est le cas des Honda Forza et Yamaha X-Max, qui pointent à près de 130 km/h compteur et s'équipent d'un large pare-brise protégeant bien du vent. Ces modèles disposent aussi de l'ABS, mais ils coûtent environ 5.000 euros. Comme en automobile, la fée électricité s'invite également sur le marché des deux-roues. Les modèles " à pile " d'une puissance maximale de 15 ch peuvent être conduits avec le permis auto. Le segment commence à s'étoffer, avec ici aussi de nombreux engins d'origine chinoise, arborant souvent un design original. Mais on compte également des deux-roues électriques européens, plus cossus mais aussi plus chers, comme le Vespa Elettrica, qui peut parcourir environ 100 kilomètres avec un " plein " d'électricité. Dommage que ses performances soient limitées (70 km/h maximum) et que son prix frôle les 7.000 euros ! Le prix d'achat d'un 125 cm3 neuf varie entre un peu moins de 2.000 euros et un peu plus de 5.000 euros selon le modèle. Ces engins conservent une très belle cote en occasion car ils peuvent être conduits au moyen d'un simple permis voiture. Et le coût à l'usage est limité. La consommation moyenne d'essence est d'environ 3 l/100 km seulement. La taxe de mise en circulation est peu élevée (61,50 euros), voire gratuite en Flandre pour les modèles électriques. Les deux-roues de 125 cm3 sont par ailleurs exonérés de la taxe annuelle de circulation à Bruxelles et en Wallonie (mais pas en Flandre). Et, comme toutes les motos, les 125 cm3 profitent dans toutes les Régions d'une fiscalité light : dans le cas d'un usage professionnel, il est possible de déduire jusqu'à 100% de tous les frais liés au véhicule (amortissement du prix d'achat, assurance, carburant, entretien, équipement du motard). Les 125 cm3, c'est donc du plaisir à petit prix. Et l'été est la période idéale pour s'initier à leur conduite, afin de mieux faire sauter les bouchons à la rentrée...