Etre licencié ou subir une faillite est psychologiquement éprouvant. Mais une fois passé la tempête, comment rebondir vers de nouveaux horizons ? Geneviève Cool, psychologue aux Cliniques universitaires Saint-Luc, prescrit quelques conseils.
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Etre licencié ou subir une faillite est psychologiquement éprouvant. Mais une fois passé la tempête, comment rebondir vers de nouveaux horizons ? Geneviève Cool, psychologue aux Cliniques universitaires Saint-Luc, prescrit quelques conseils. Se remettre d'une faillite ou d'un licenciement prend du temps. Il faut l'accepter. Il ne faut pas s'attendre à rebondir tout de suite. Geneviève Cool déconseille de s'attaquer immédiatement à un autre projet professionnel. Du moins si c'est possible financièrement. Prendre un " job alimentaire " avant de se lancer à nouveau dans un projet entrepreneurial peut être une bonne solution. Il faut s'accorder le temps de la réflexion. Prendre son temps ne veut pas dire rester à la maison à ne rien faire. Ce temps peut être mis à profit pour se concentrer sur ses proches, sur des amis bienveillants qui vont nous aider à passer ce cap. Après un licenciement collectif, se retrouver régulièrement entre anciens collègues peut être une bonne solution pour se sentir soutenu. Pour Thierry Croix, cofondateur de Go 2 Next Levels, il est important de bien veiller aux personnes qui nous entourent : " Dans les situations difficiles, beaucoup de gens viennent vous soutenir. Mais vous vous rendez compte que vous passez beaucoup plus de temps à les réconforter qu'eux-mêmes ne le font pour vous. Beaucoup de personnes finissent pas vous entourer mais c'est parfois très toxique. Dans ces cas-là, votre énergie est cruciale car vous devez vous remettre sur pied. En cas de coups durs, choisissez les personnes qui vont vous aider à remonter la pente ". Ce temps peut être également mis à profit pour assister à des événements, rencontrer de nouvelles têtes, ouvrir notre horizon, voire décrocher des opportunités. C'est aussi l'occasion de participer à de nouvelles activités sportives ou culturelles. Pour Geneviève Cool, c'est important " de se nourrir du reste de la vie " dans ces moments difficiles. Mais se concentrer sur d'autres facettes de la vie ne signifie pas oublier son licenciement ou sa faillite. " Y penser permet aussi de le digérer ", ajoute Geneviève Cool. On l'a vu, nos échecs laissent des traces. D'autres, plus anciens, peuvent ressurgir. L'événement même reste un choc. Lorsque la tristesse se transforme en dépression, lorsque la peur bascule vers une phobie et nous paralyse, lorsqu'on a le sentiment d'avoir tout raté, il ne faut pas hésiter à consulter. Au-delà de notre entourage, des inconnus peuvent aussi nous aider.