Les chiffres officiels du tax shelter étendu l'année dernière aux arts de la scène ont été enfin publiés. Pour rappel, cet incitant fiscal, introduit il y a 15 ans déjà dans le monde de la production audiovisuelle en Belgique, a été élargi à l'univers du théâtre, de la danse et de l'opéra par le gouvernement de Charles Michel....

Les chiffres officiels du tax shelter étendu l'année dernière aux arts de la scène ont été enfin publiés. Pour rappel, cet incitant fiscal, introduit il y a 15 ans déjà dans le monde de la production audiovisuelle en Belgique, a été élargi à l'univers du théâtre, de la danse et de l'opéra par le gouvernement de Charles Michel. Après une première année d'activités quasi complète, l'heure du premier bilan a sonné et le succès est au rendez-vous. En 2017, le tax shelter a permis de lever près de 48 millions d'euros auprès de sociétés privées pour doper les arts de la scène. Certes, on est encore loin des 150 millions investis chaque année, en moyenne, par les entreprises dans la production télévisuelle et cinématographique, mais cette première enveloppe est déjà prometteuse, surtout pour le nord du pays qui en rafle plus de 80 % ! Animée par de plus grosses productions qui séduisent les investisseurs, la scène flamande a en effet empoché près de 39 millions en 2017 grâce au tax shelter, tandis que les opérateurs culturels de la Fédération Wallonie-Bruxelles n'ont reçu " que " 9 millions durant la même période. Au sud du pays, les secteurs du théâtre et de la musique classique sont ceux qui ont bénéficié le plus de cet incitant fiscal avec, respectivement, 56 % et 23 % des sommes investies, tandis que les autres disciplines (spectacle total, cabaret, danse et cirque) ont levé ensemble les 21 % restants. Seule ombre au tableau : les institutions fédérales comme Bozar ou le Théâtre Royal de la Monnaie attendent toujours le feu vert des autorités compétentes pour pouvoir bénéficier, elles aussi, du système du tax shelter.