Le 11 octobre, Singapore Airlines a inauguré le vol commercial le plus long du monde. Il relie trois fois par semaine sans escale Singapour à New York (aéroport de Newark). Officiellement, l'avion doit parcourir les 16.667 kilomètres en 18h45. Pour son vol inaugural, en raison de conditions climatiques très favorables, il n'a mis que 17h52. Jusqu'ici, les plus longs vol...

Le 11 octobre, Singapore Airlines a inauguré le vol commercial le plus long du monde. Il relie trois fois par semaine sans escale Singapour à New York (aéroport de Newark). Officiellement, l'avion doit parcourir les 16.667 kilomètres en 18h45. Pour son vol inaugural, en raison de conditions climatiques très favorables, il n'a mis que 17h52. Jusqu'ici, les plus longs vols commerciaux effectués étaient ceux de Qatar Airways (Doha-Auckland en 17h40 de vol), Qantas (Perth-Londres en 17h20) et United Airlines (Houston-Sydney en 17h20). Singapore Airlines utilise pour ce vol un Airbus A 350-900 Ultra Long Range, capable de franchir 18.000 km et de voler pendant plus de 20 heures sans escale. Il possède un réservoir contenant 165.000 litres de kérozène et consomme environ 25 % de moins qu'un avion classique grâce à son fuselage, sa voilure en fibre de carbone et de nouveaux réacteurs mis au point par Rolls-Royce. Dans la version utilisée vers New York, l'avion peut accueillir 67 passagers en business et 94 dans une classe économique super premium. En novembre, la compagnie singapourienne, qui dispose de sept A350-900 ULR, va également proposer un vol direct vers Los Angeles. Ces nouveaux avions (Boeing affine pour 2020 son 777X8 qui, à pleine capacité de 350 passagers, pourra voler 18 heures) répondent à un besoin particulier des compagnies aériennes : faire gagner du temps à une clientèle business qui se rend fréquemment dans les différentes places financières du monde. Un vol sans escale permet de faire gagner environ quatre à cinq heures. Le service et les équipements à bord, le surcroît de kérosène emporté (dont une partie sert à transporter le kérosène...) et le nombre réduit de passagers rendent ces vols longue durée difficilement rentables sans augmenter sérieusement les prix. Un marché de niche estimé à 100 appareils sur 20 ans.