Sous la houlette du professeur Thomas Vanwolleghem, des chercheurs de l'hôpital universitaire d'Anvers (UZA) ont identifié un ensemble de gènes qui permettent de prédire qui développera un cancer du foie dans les neuf ans. Tout est parti de la comparaison par intelligence artificielle de biopsies effectuées sur des personnes qui ont souffert ou non d'un tel cancer. Le croisement de ces données a permis de découvrir que plus de 500 gènes évoluaient différemment selon que ces personnes avaient ou non développé la maladie. Les chercheurs ont également observé que divers processus biologiques étaient déjà présents chez des personnes qui sont seulement tombées malades par la suite. Ces résultats sont doublement intéressants. D'une part, ils vont faciliter la mise en place d'une politique de prévention, notamment en soignant des foies atteints par la maladie avant que son propriétaire n'en soit même conscient. Dans l'étude, plus de la moitié des personnes souffrant d'un cancer avaient en effet déjà été infectées par le virus de l'hépatite B ou C sans en avoir ressenti le moindre symptôme. Dans un second stade, les chercheurs anversois espèrent pouvoir passer de la prédiction à l'éradication précoce. " Nous connaissons maintenant les gènes responsables du développement de la maladie et espérons pouvoir bientôt parvenir à bloquer leur activité dès le départ ", commente plein d'espoir Stijn Van Hees, chercheur à l'UZA.