Lorsque les retards du bus ou du tram réels sont plus longs que ceux affichés au tableau digital de l'arrêt, voire carrément fantaisistes, les voyageurs finissent par s'énerver. La société De Lijn avait confié l'affichage digital à un sous- traitant. Le système, basé sur des liaisons radio, souffrait d'un manque de capacité qui empêchait, par exemple, toute transmission de données chaque fois qu'un conducteur appelait la centrale. Il en a résulté tellement de pseudo-retards, que les pénalités afférentes aux plaintes des voyageurs avoisinent aujourd'hui les 3,5 millions d'euros. Excédée, De Lijn a décidé de développer son propre système d'information et de prendre elle-même en main la gestion des panneaux d'information aux arrêts de trams et de bus. Désormais, toutes les 15 secondes, les 3.000 véhicules de la société communiquent leur position par 3G ou 4G à une plateforme située dans le cloud, avec un taux de fiabilité proche de 90 %, qui devrait être porté à 95 % dès l'été.