L'immeuble de 114 m2 situé rue de la Loi serait trop imposant dans la skyline locale. Un revirement alors que ce projet disposait d'un accord oral du secrétaire d'Etat depuis de nombreux mois et que le permis d'environnement a été délivré en juin dernier.
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L'immeuble de 114 m2 situé rue de la Loi serait trop imposant dans la skyline locale. Un revirement alors que ce projet disposait d'un accord oral du secrétaire d'Etat depuis de nombreux mois et que le permis d'environnement a été délivré en juin dernier. Le Realex, dont les premières discussions remontent à plus de 15 ans, concerne la construction du nouveau Centre de conférences de l'Union européenne (26.000 m2), surmonté d'une tour de bureaux de 30.000 m2. L'ensemble doit être construit d'ici 2025, selon le cahier des charges de l'OIB, le bras immobilier de la Commission européenne. Atenor espérait obtenir son permis d'urbanisme avant l'été, après de longs mois d'attente. Si le refus de l'actuelle demande de permis se confirme, conduisant à uniquement construire le Centre de conférences, cela induirait de recommencer tout une nouvelle procédure. Soit un délai d'environ deux années supplémentaires. Difficilement tenable d'un point de vue timing avec la Commission. Et difficilement tenable d'un point de vue financier pour Atenor. Deux options semblent en fait encore sur la table. Soit le permis global est accordé. Et tant la Commission que le promoteur sont satisfaits. Soit le permis est refusé et Atenor actionne alors son plan B: construire uniquement une tour de bureaux de la même hauteur (114 m2), mais sans Centre de conférences. Il dispose déjà d'un permis (obtenu en 2019 mais avec des recours pendants) pour un immeuble uniquement dédié au bureau. "D'une manière ou d'une autre, il y aura une tour de bureaux, lance Stephan Sonneville, le CEO d'Atenor. Je suis en tout cas ébahi devant tant d'incohérences. Je peux vous dire que la Commission est choquée par cette attitude qui donne encore une mauvaise image de Bruxelles. Cette instabilité dans le chef de nos décideurs est inconcevable pour tout entrepreneur un peu sérieux." Du côté de Pascal Smet, on confirme en tout cas l'intention de mettre fin au projet Realex en l'état: "Vu le PAD Loi qui est en cours d'élaboration, vu les modifications des ambitions de la Commission européenne et le fait que cette tour serait la seule du quartier européen, on estime qu'une telle intervention créerait un déséquilibre urbanistique. Nous avons donc proposé à Atenor qu'il nous revienne avec une alternative permettant de construire des bureaux à côté du Centre du conférences." Une demande que le promoteur ne rencontrera pas, nous fait-il savoir...