L'année 2019 sera logiquement celle de la Lune, 50e anniversaire du premier alunissage oblige. Le 20 juillet 1969 à 21h56, heure de Houston (le 21 juillet chez nous), le module Eagle de la mission Apollo 11 se pose sur la mer de la Tranquillité. L'événement en mondovision, à l'instar d'autres moments nettement moins heureux comme celui du 11 septembre, va s'inscrire durablement dans l'histoir...

L'année 2019 sera logiquement celle de la Lune, 50e anniversaire du premier alunissage oblige. Le 20 juillet 1969 à 21h56, heure de Houston (le 21 juillet chez nous), le module Eagle de la mission Apollo 11 se pose sur la mer de la Tranquillité. L'événement en mondovision, à l'instar d'autres moments nettement moins heureux comme celui du 11 septembre, va s'inscrire durablement dans l'histoire de l'humanité filmée. Il incarne le triomphe technologique de la Nasa, la toute-puissance compétitive de l'Amérique face aux Soviétiques mais aussi le symbole d'une poésie, c'est le cas de l'écrire, cosmique. Alors que ressort ces jours-ci un coffret précieux autour du premier tube de David Bowie célébrant cette date, Space Oddity, le Grand Palais propose une exposition majeure à Paris. Le titre de celle-ci - La Lune. Du voyage réel aux voyages imaginaires - décrypte d'emblée l'ambition d'un projet décliné en 190 oeuvres, produites entre l'antiquité et le 21e siècle sur une large variété de supports allant de la peinture à la vidéo. Trois raisons de visiter l'expo se conjuguent : la rêverie, le temps et l'expérience. Rêverie parce que les Terriens Neil Armstrong et Buzz Aldrin - les deux astronautes du trio d' Apollo 11 ayant physiquement posé le pied sur la Lune - sont toujours perçus aujourd'hui comme de véritables aventuriers de l'espace. Le temps, parce qu'au fil, des siècles, aux quatre coins de la planète, les récits de tous ordres n'ont cessé de broder des fantasmes sur l'unique satellite naturel de la Terre. Et enfin, l'expérimentation via, par exemple, le Big Bang de l'artiste français Kader Attia qui imagine une sorte de boule à facettes disco où les musiques seraient remplacées par des planètes ou des symboles actuels de l'humanité.Sans oublier la possibilité offerte dans le hall du Grand Palais de se faire prendre en photo sur un semblant de Lune...