En juin dernier, la coopérative d'assurance P&V sollicitait ses actionnaires historiques (des associations proches des syndicats et des mutuelles socialistes) pour qu'ils participent à une augmentation de capital de 45 millions d'euros. En juillet, c'était pour un emprunt obligataire de 390 millions. Aujourd'hui, P&V ouvre son capital aux...

En juin dernier, la coopérative d'assurance P&V sollicitait ses actionnaires historiques (des associations proches des syndicats et des mutuelles socialistes) pour qu'ils participent à une augmentation de capital de 45 millions d'euros. En juillet, c'était pour un emprunt obligataire de 390 millions. Aujourd'hui, P&V ouvre son capital aux personnes physiques. Comme l'a précisé la CEO, Hilde Vernaillen, cette dernière opération vise surtout à impliquer davantage les collaborateurs et les clients de l'assureur dans la vie de l'entreprise. L'offre est en effet réservée aux clients, employés ou agents de la coopérative qui peuvent souscrire à un maximum de cinq parts " C " de 1.000 euros chacune, qui donneront droit au versement d'un dividende qui, au maximum, sera de 6 % de la valeur nominale des parts, après retenue du précompte. L'opération a débuté le 26 septembre dernier, et court sur une année (reconductible, à condition que P&V publie un nouveau prospectus dans un an). A noter aussi que ces parts de coopérateurs sont incessibles. " L'investisseur qui souhaite récupérer son investissement peut uniquement démissionner ou demander le retrait partiel de ses parts C ", stipule le prospectus. En 2017, P&V avait un peu plus de 19,5 milliards d'euros d'actifs et 2 milliards d'euros de fonds propres, et réalisait un bénéfice de 172,4 millions d'euros. Précision : le prospectus de P&V mentionne bien que ces parts de coopérateurs " ne constituent pas un investissement adéquat pour tous. Chaque investisseur doit déterminer le caractère adéquat d'un tel investissement sur la base des circonstances qui lui sont propres ". Visiblement, on ne désire pas rééditer l'expérience d'Arco...