La pièce a fait sensation à Avignon, engendrant un sillage de superlatifs. Coproduite par différentes compagnies européennes (dont le Théâtre de la Ville parisien et le Sadler's Wells londonien), elle s'arrête pour quelques soirées à Namur et La Lou...

La pièce a fait sensation à Avignon, engendrant un sillage de superlatifs. Coproduite par différentes compagnies européennes (dont le Théâtre de la Ville parisien et le Sadler's Wells londonien), elle s'arrête pour quelques soirées à Namur et La Louvière, également partie prenante d'un soutien au travail d'Akram Khan. Ce danseur et chorégraphe anglais né en 1974, originaire du Bangladesh, a retenu les leçons magistrales de Peter Brook, ayant fait une apparition remarquée dans son Mahâbhârata historique. Ici aussi, l'Orient incarne la matrice du show, arc-bouté sur la légende de l' Epopée de Gilgamesh d'une ancienne Mésopotamie où les dieux sont plutôt de mauvaise humeur. Prétexte plus ou moins compréhensible à la vision scénique de six danseurs dont l'implication physique et la dimension charnelle impressionnent. Avec des corps auxquels on s'attache d'autant plus que, parmi les interprètes (épatants ! ), se trouve le danseur Dominique Petit qui, du haut de ses 68 ans, trouve le plus beau des langages gestuels. Celui qui semble vouloir vieillir avec grâce et dignité.