Devenue absolument incontournable dans notre paysage graphique, la Belge Dominique Goblet revient avec un et même deux albums. Si l'on ne regarde qu'approximativement, on pensera que l'artiste nous livre avec Ostende...

Devenue absolument incontournable dans notre paysage graphique, la Belge Dominique Goblet revient avec un et même deux albums. Si l'on ne regarde qu'approximativement, on pensera que l'artiste nous livre avec Ostende une série de peintures mélancoliques sur une mer "pas bleue, au mieux verte, parfois simplement grise". Mais ce serait passer à côté de ce qui s'y joue. Une mauvaise passe personnelle. Un hasard qui devient une chance dans la "période particulière de nos vies à tous" qu'a été le confinement du printemps 2020 où le paysage et la nature, face à l'enfermement, prennent une place particulière. Dominique Goblet découvre bientôt derrière les dunes d'étranges ballets d'amours illégitimes et de baisers volés. Ostende est le premier volet d'une série intitulée "Derrière". C'est donc cette vie derrière la stagnation apparente que l'auteure nous donne à voir, accompagnant la parution de cet album avec des Carnets, somme de croquis préparatoires, tout aussi exceptionnels.