OncoDNA touche en même temps aux secteurs médical et digital. Son produit phare, OncoKDM, est une plateforme SaaS ( software as a service) qui permet aux centres d'oncologie d' uploader les résultats de leurs tests médicaux et de recevoir, en retour, une interprétation fouillée. " La plateforme accompagne l'oncologue dans le traitement de cancers arrivés à des stades 3 et...

OncoDNA touche en même temps aux secteurs médical et digital. Son produit phare, OncoKDM, est une plateforme SaaS ( software as a service) qui permet aux centres d'oncologie d' uploader les résultats de leurs tests médicaux et de recevoir, en retour, une interprétation fouillée. " La plateforme accompagne l'oncologue dans le traitement de cancers arrivés à des stades 3 et 4, explique Pierre Flamant, le CFO. C'est-à-dire à des moments où les routines et protocoles classiques sont épuisés. OncoKDM a pour vocation de proposer une approche différente. " Après une première levée de fonds de 7,7 millions en 2016, la société installée à Gosselies vient de boucler un tour de financement de série B de 19 millions d'euros. Les actionnaires historiques (la banque CPH, Inventures, Sofinim, la SRIW, Sambrinvest, Jean Stéphenne, Francois Blondel, etc.) ont pris 30 % à leur actif. Les 70 % restant proviennent de nouveaux investisseurs : la SFPI, le bras financier de l'Etat fédéral, le fonds Vesalius Biocapital III et Swisscanto Invest by Zürcher Kantonalbank. Cette levée de fonds va permettre plusieurs choses. D'une part, de booster le développement d'OncoKDM. " Notre base de données contient 15.000 patients, poursuit Pierre Flamant. La taille critique s'élève à 100.000. A partir de ce moment-là, nous pourrons faire du patient matching. Trouver un patient jumeau et voir si son histoire permet d'aider le cas en question. " D'autre part, de faire passer le nombre d'employés de 50 à 65 avec l'engagement de commerciaux, de développeurs de softwares mais aussi des profils scientifiques. " Nous souhaitons avancer avec le remboursement de nos solutions par la sécurité sociale, conclut Pierre Flamant. Cela suppose beaucoup de travail en amont dont des études pharmaco-financières. Quelques assureurs britanniques remboursent déjà mais il faut aller plus loin. "