Les grands groupes connaissent leurs fournisseurs, mais savent-ils toujours qui les a approvisionnés ? " Nous abordons la pyramide sous chacun des fournisseurs de rang un, explique Jérôme Malavoy, fondateur de Transparency-One. Si je vends un sandwich au jambon à un distributeur, je vais demander à mon fournisseur de mayonnaise de se connecter à notre plateforme technologique. A son tour, il va demander à ses fournisseurs d'huile et d'oeufs de se ...

Les grands groupes connaissent leurs fournisseurs, mais savent-ils toujours qui les a approvisionnés ? " Nous abordons la pyramide sous chacun des fournisseurs de rang un, explique Jérôme Malavoy, fondateur de Transparency-One. Si je vends un sandwich au jambon à un distributeur, je vais demander à mon fournisseur de mayonnaise de se connecter à notre plateforme technologique. A son tour, il va demander à ses fournisseurs d'huile et d'oeufs de se connecter. " Petit à petit, la base de données permet de rendre les étapes de production plus transparentes. L'idée de Jérôme Malavoy correspond à l'évolution des marchés : les réglementations se durcissent et les consommateurs perdent confiance dans les grandes marques. " Ce domaine m'intéresse parce que c'est un profond mouvement de société. Les moins de 40 ans achètent de plus en plus des produits qui correspondent à des valeurs. C'est quand même intéressant de se dire que, dans l'économie d'aujourd'hui, on peut valoriser l'honnêteté et en faire un avantage compétitif ", explique le businessman français. Connecté à Transparency-One, chaque fournisseur paie environ 350 euros par an par connexion avec l'un de ses clients. " Si le rang du dessus n'est pas renseigné, l'entreprise ne paie pas ", précise Jérôme Malavoy. Autrement dit, si l'entreprise ne fournit personne, elle ne paie rien, même si elle se trouve sur le réseau. Ce sont uniquement les fournisseurs qui paient cette cotisation. Jérôme Malavoy vise un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros d'ici quatre ou cinq ans, mais il n'envisage pas de développer une application pour informer les consommateurs. " Je préfère être la base centrale de données qui permet aux marques de prouver leur transparence ", explique-t-il. Il ne pense d'ailleurs pas non plus à rendre sa base de données publique. " Nous n'allons jamais décider de donner une information au consommateur. Ce sont les marques qui sont responsables de leur produit et qui peuvent se servir des données pour faire du marketing de la confiance ", conclut-il.