On dit souvent qu'une toiture se répare sous le soleil, pas sous la pluie ni la tempête. Si l'on applique cet adage à la gestion d'un portefeuille d'actions, il est préférable de prendre ses bénéfices en phase haussière. Au 4e trimestre de 2018, nous avions plus réagi qu'anticipé. Pour ne pas commettre la même erreur, nous sommes depuis quelques semaines en train d'anticiper la fin du redressement actuel des Bourses..
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On dit souvent qu'une toiture se répare sous le soleil, pas sous la pluie ni la tempête. Si l'on applique cet adage à la gestion d'un portefeuille d'actions, il est préférable de prendre ses bénéfices en phase haussière. Au 4e trimestre de 2018, nous avions plus réagi qu'anticipé. Pour ne pas commettre la même erreur, nous sommes depuis quelques semaines en train d'anticiper la fin du redressement actuel des Bourses.. Nous avons commencé par vendre les (grandes) valeurs d'indices. L'analyse de notre portefeuille modèle nous a ensuite conduits à nous intéresser au thème du vieillissement, fortement pondéré malgré sa grande sensibilité au climat boursier général. Un nouvel allègement d'Argenx, notre principale position, semblait donc évident. Notre gain (moyen) dépasse 700 % et l'action, en hausse depuis plusieurs mois, a atteint un record. Aucune annonce importante n'est attendue. Nous passons donc un ordre de vente supplémentaire à cours limité. Comme prévu, le 4e trimestre n'a pas permis à Franco-Nevada, société canadienne de royalties et de streaming active dans les métaux précieux, le pétrole et le gaz, de sauver son exercice 2018. La production de métaux précieux a reculé de 12,5 % par rapport au 4e trimestre de 2017, à 104.877 onces troy d'équivalent or. Sur un an, elle a baissé de 10 %, de 497.745 onces en 2017, année record, à 447.902 onces troy d'équivalent or, dans la fourchette de prévisions revue à la baisse de 440 à 470.000 onces (initialement 460 à 490.000). Ce premier repli annuel depuis 2012 est imputable à un recul attendu, mais plus marqué que prévu, de la production de la mine de Candelaria au Chili (-27.939 onces troy d'équivalent or, -33,4 %), en raison de l'exploitation temporaire de couches moins riches en minerai et d'un tremblement de terre fin 2017. La production devrait revenir à la normale à partir du 2e semestre. Dans les métaux précieux, le chiffre d'affaires (CA) a reculé de 15,1 % au 4e trimestre, à 130 millions de dollars américains, et de 9,7 %, à 567,1 millions sur un an. Franco-Nevada table sur une production de 465.000 à 500.000 onces troy d'équivalent or pour 2019, à condition que Cobre Panama, le gigantesque projet de cuivre et d'or de First Quantum (dont Franco-Nevada recevra 100 % de la production de métaux précieux en échange des 1,36 milliard de dollars investis) connaisse un démarrage réussi. Les Canadiens tablent sur une contribution de 20.000 à 40.000 onces troy d'équivalent or pour cette année, qui devrait augmenter dès 2020 pour dépasser les 100.000 onces troy d'équivalent or à terme. La production du groupe devrait ainsi atteindre une fourchette de 570 à 610.000 onces troy d'équivalent or d'ici à 2023. Deux petits contrats ont été conclus cette année : l'acquisition de royalties existantes sur un projet de Gold Fields dans le nord du Chili pour 32 millions de dollars et un contrat de royalties sur un projet canadien avec Marathon Gold pour 18 millions de dollars canadiens. Franco-Nevada table sur des opérations plus importantes ces prochains trimestres. Les 600 millions de dollars investis ces dernières années dans des royalties sur le pétrole et le gaz ont fait contrepoids en 2018, générant un CA en hausse de 30 %, à 18,1 millions de dollars au 4e trimestre, et de 83,2 %, à 86,1 millions sur un an, dépassant les attentes. La fourchette de prévisions de 70 à 85 millions de dollars pour 2019 constitue une stabilisation par rapport à 2018. Franco-Nevada entend doubler son CA d'ici à 2023 (140 à 160 millions de dollars), surtout grâce à la collaboration stratégique avec le producteur de pétrole et de gaz Continental Resources, annoncée en août 2018. Franco-Nevada a investi 988 millions de dollars l'an dernier - elle n'avait investi davantage qu'en 2015 - et a utilisé 210 millions sur la ligne de crédit disponible de 1,2 milliard au 4e trimestre. Grâce au CA record généré par les royalties sur le pétrole et le gaz, le recul du CA annuel se limite à 3,2 %, à 653,2 millions de dollars (-11,4 %, à 148,2 millions, au 4e trimestre). Le cash-flow opérationnel ajusté (Rebitda) est retombé à 118,7 millions de dollars (-7,3 %) au 4e trimestre, mais a gagné 0,7 %, à 519,6 millions, sur un an. Le bénéfice annuel net ajusté a progressé de 9,4 %, à 217 millions de dollars (de 1,08 à 1,17 dollar par action). Le titre s'est redressé après avoir perdu 5 % à la suite de la publication des résultats annuels. Franco-Nevada reste une valeur sûre de notre portefeuille modèle ( rating 1B).