Fin juillet, l'once d'or a atteint pour la première fois le cours de 1.900 dollars, effaçant ainsi le record de 1.892 dollars qui remontait à l'été 2011. Cette hausse reflète évidemment les inquiétudes face au risque d'une deuxième vague de coronavirus. Mais pas seulement.
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Fin juillet, l'once d'or a atteint pour la première fois le cours de 1.900 dollars, effaçant ainsi le record de 1.892 dollars qui remontait à l'été 2011. Cette hausse reflète évidemment les inquiétudes face au risque d'une deuxième vague de coronavirus. Mais pas seulement. L'or profite aussi des taux bas, et tout particulièrement de la chute des taux américains depuis le début de la pandémie. Le troisième élément ayant récemment soutenu l'or est la baisse du dollar, sa devise de référence. Enfin, le dernier facteur ayant contribué au nouveau record de l'or est la nomination par Donald Trump de Judy Shelton à la Fed. Cette économiste avait notamment plaidé pour le retour d'un étalon-or. Ses derniers commentaires étaient toutefois bien plus souples sur le plan monétaire et sa nomination doit encore être validée par le Sénat. Quoiqu'il en soit, de nombreux observateurs restent confiants, comme les analystes de Bank of America (BofA) qui visent les 3.000 dollars en 2021. Un potentiel plus qu'appréciable pour une valeur refuge. Ne perdons toutefois pas de vue que le principal moteur de l'or, ce sont les achats d'ETF sur l'or par les investisseurs. Plébiscités, ces ETF ont acquis 734 tonnes au premier semestre selon le World Gold Council. Mais cette demande est très volatile. En 2011, les investisseurs avaient aussi plébiscité l'or avant de réduire leurs achats en 2012. Les ventes d'or par les ETF en 2013, 2014 et 2015 avaient ensuite fait chuter les cours. De nombreux experts, dont les chartistes de BofA, voyaient pourtant déjà l'once bondir à 3.000 dollars. Voire à plus de 5.000 dollars, comme Peter Schiff. Neuf ans plus tard, nous voilà quasiment revenus à la case départ alors que les Bourses mondiales ont rapporté plus de 100%. Ce qui illustre la nécessité de cantonner l'or à son rôle de diversification et surtout de ne pas se laisser griser par l'euphorie du moment.