Après British Airways ou Ryanair, c'est au tour de Brussels Airlines de communiquer la teneur de la cure d'amaigrissement que la compagnie va subir. Elle a annoncé mardi une réduction de 25% de ses effectifs, soit environ 1.000 personnes, sur un total de 4.200 salariés (3.750 équivalents temps plein), si possible par départs volontaires. Et une baisse de la flotte de 30%.
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Après British Airways ou Ryanair, c'est au tour de Brussels Airlines de communiquer la teneur de la cure d'amaigrissement que la compagnie va subir. Elle a annoncé mardi une réduction de 25% de ses effectifs, soit environ 1.000 personnes, sur un total de 4.200 salariés (3.750 équivalents temps plein), si possible par départs volontaires. Et une baisse de la flotte de 30%. Le CEO de Brussels Airlines, Dieter Vranckx, n'a pas attendu qu'aboutissent les négociations avec l'Etat belge (la SFPI en fait) pour un crédit de 290 millions d'euros, en cours depuis près de deux mois, afin assurer une survie à court terme de la compagnie. " Il nous paraissait important d'informer les employés et le conseil d'entreprise " pour mettre fin à un silence qui créait du stress au sein du personnel, en majorité en chômage temporaire. Le CEO cherche à présenter le plan avec une perspective positive dans un contexte incertain. " Nous voulons sauver 75% des emplois ", insiste-t-il. La réduction de la taille s'explique par un marché qui devrait, selon Brussels Airlines, rester durablement en retrait. Son CEO ne prévoit pas de retour à la situation d'avant la crise d'ici 2023, avec une demande qui pourrait se situer à 50% " d'ici la fin de l'année " et à 70% ou 75% en 2021. Si la restructuration peut paraître sévère, Dieter Vranckx précise que la compagnie n'était guère en forme avant la crise. Avec la faillite d'un important client, Thomas Cook, et une profitabilité problématique, elle avait déjà quelque souci. " En 2019, nous avions perdu 40,6 millions d'euros ", a-t-il expliqué. Le plan annoncé est la version accélérée et plus approfondie de celui lancé fin 2019, appelé Reboot (et désormais rebaptisé Reboot Plus), avec une promesse : " Redevenir profitable pour pouvoir participer au marché quand il repartira en croissance ".