La Centrale - à deux pas de la place Sainte-Catherine à Bruxelles - rouvre ses portes ce 3 septembre, appliquant toujours le principe de la transversalité dans l'expression contemporaine. Et aussi, ce qui n'est pas loin de devenir une manie d'époque, la juxtapositio...

La Centrale - à deux pas de la place Sainte-Catherine à Bruxelles - rouvre ses portes ce 3 septembre, appliquant toujours le principe de la transversalité dans l'expression contemporaine. Et aussi, ce qui n'est pas loin de devenir une manie d'époque, la juxtaposition voire la confrontation entre deux artistes. Ceux-ci, pas forcément connus du grand public, partagent dans leur créativité une forme d'insularité et de particularisme qui les identifie promptement. Le Français Xavier Noiret-Thomé (1971) a accumulé les distinctions, notamment celui du prix de la Jeune Peinture belge en 2001. Professeur à La Cambre, il propose des sculptures a priori moins marquantes que ses oeuvres peintes. Une conception colorée du cadre, mix de figures géométriques et d'apparitions volontiers métaphysiques, où l'absurde et l'improbabilité garantissent aussi une forme de jeu visuel avec le spectateur. Il y a également du ludique chez le Néerlandais Henk Visch (1950) dont le travail sculpté propose des pièces de tailles et d'humeurs diverses. Mais l'on retrouve sa patte dans des personnages en bronze qui offrent de la rondeur, de l'élégance et du mystère, souvent privés d'un élément (un bras, un torse), ce qui contribue à leur étrangeté.