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Croissance du PIB : 1,7%
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Croissance du PIB : 1,7% PIB par habitant : 4.141 $ (15.550 $ en PPA) Inflation : 5,7% Solde budgétaire (en % du PIB) : 17,1 Population : 42,6 millions La mainmise sur le pouvoir de l'octogénaire Abdelaziz Bouteflika reste intacte après près de 20 ans, et la seule menace qui plane sur son mandat est sa propre santé. Sa mort déclencherait une guerre de succession à l'issue difficilement prévisible, car la confusion régnerait au sein des forces militaires et civiles qui ont trouvé un équilibre autour de lui. L'économie continuera de végéter et la grogne de couver. Croissance du PIB : 1,8% PIB par habitant : 5.590 $ (13.780 $ en PPA) Inflation : 5,4% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 4 Population : 57,4 millions La présidence de Jacob Zuma a été mise à l'épreuve fin 2017, à l'heure où le Congrès national africain (ANC), au pouvoir, se cherche un nouveau chef. Dans les faits, la question oppose partisans et détracteurs d'une présidence discréditée. L'ANC se cramponnera au pouvoir jusqu'aux élections de 2019, mais Jacob Zuma pourrait couler s'il ne parvient pas à faire passer son candidat. Une rétrogradation de la note de crédit plombera l'investissement. Croissance du PIB : 2,4% PIB par habitant : 4.338 $ (6.660 $ en PPA) Inflation : 15,8% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 8,4 Population : 30,8 millions Après une quarantaine d'années au pouvoir, José Eduardo Dos Santos a quitté la présidence en 2017, remplacé par João Manuel Gonçalves Lourenço. Dos Santos cherchera à conserver son influence grâce à des proches haut placés et à un solide carnet d'adresses. L'opinion, quant à elle, attend de son successeur qu'il sorte le pays du marasme économique qu'il a laissé derrière lui. Fléchissement des cours du pétrole oblige, l'économie tournera au ralenti. Croissance du PIB : 2,3% PIB par habitant : 21.042 $ (55.450 $ en PPA) Inflation : 3,1% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 8,3 Population : 33,6 millions Le roi Salmane ben Abdelaziz Al-Saoud étant souffrant, le prince héritier Mohammed ben Salmane étendra sa mainmise sur le pouvoir. Il se consacrera notamment à un projet ambitieux visant à préparer le pays à la baisse de la demande mondiale de pétrole ainsi qu'à la conclusion d'alliances dans le cadre du bras de fer qui l'oppose à l'Iran pour la domination de la région. La transformation économique sera lente et partielle, et la croissance restera anémique. Croissance du PIB : 4,4% PIB par habitant : 1.393 $ (3.540 $ en PPA) Inflation : 1,6% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 6,6 Population : 24,7 millions Président depuis 1982, Paul Biya briguera un nouveau mandat lors d'un scrutin prévu avant la fin 2018, après quoi la lutte pour la succession du chef d'Etat vieillissant devrait s'intensifier. La politique économique sera placée sous l'égide d'un accord du FMI axé sur la maîtrise du déficit budgétaire, la préservation du système d'aide sociale et l'amélioration de l'environnement économique. La minorité anglophone protestera dans l'Ouest et l'insurrection de Boko Haram fera planer une menace dans le Nord. Croissance du PIB : 4,2% PIB par habitant : 2.519 $ (12.570 $ en PPA) Inflation : 18,8% Solde budgétaire (en % du PIB) : -10,2 Population : 95,4 millions Des élections prévues avant avril devraient offrir un second mandat consécutif au président Abdelfattah Al-Sissi, qui bénéficie d'un large soutien auprès des institutions étatiques. Il poursuivra un programme appuyé par le FMI pour rééquilibrer l'économie et améliorer l'environnement économique. De quoi relever le niveau de vie mais aussi provoquer des troubles sporadiques. Les appels de l'opposition islamiste à une résistance plus organisée ne seront pas entendus. La croissance repartira mollement. Croissance du PIB : 5,7% PIB par habitant : 700 $ (1.930 $ en PPA) Inflation : 7,3% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 3,3 Population : 107,5 millions Levé en 2017, l'état d'urgence n'a fait que conforter l'opposition au Premier ministre, Hailemariam Desalegn. De quoi attiser la contestation des groupes ethniques oromo et amhara. L'économie fera fi de ce flottement politique pour conserver une croissance fraîchement retrouvée. Croissance du PIB : 5,7% PIB par habitant : 5.879 $ (22.060 $ en PPA) Inflation : 13,5% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 2,0 Population : 82 millions Le président réélu, Hassan Rohani, représente le pan réformiste de la société, c'est-à-dire, dans le contexte iranien, une frange un peu moins conservatrice sur la question religieuse que les tenants de la ligne dure. Les accrochages entre l'Iran et l'administration Trump au sujet de l'accord nucléaire de 2015 s'intensifieront, menaçant l'accord lui-même. La libéralisation sociale et économique se poursuivra au ralenti. Les fruits des réformes compenseront la baisse du prix du pétrole. Croissance du PIB : 3,4% PIB par habitant : 4.796 $ (17.210 $ en PPA) Inflation : 2% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 6,6 Population : 39,2 millions Les forces gouvernementales et leurs alliés nettoieront les derrières poches de résistance de Daech, mais le groupe insurgé restera une menace pendant des années et des factions rivales se disputeront l'autorité des régions libérées. L'attention se portera sur les divisions qui ont favorisé la montée de Daech, notamment une méfiance profonde entre les sunnites et les chiites. Les aspirations autonomistes des Kurdes prendront de l'ampleur dans le Nord. Après une série de victoires militaires, le Premier ministre Haidar Al-Abadi est le favori des élections prévues pour avril. Croissance du PIB : 4,4% PIB par habitant : 44.019 $ (41.020 $ en PPA) Inflation : 1,3% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 2 Population : 8,8 millions Des querelles de personnes et des divergences idéologiques désorganisent la coalition de droite du Premier ministre Benyamin Netanyahou, et des élections pourraient être organisées avant la fin de son mandat en 2019.Benyamin Netanyahou semble bien placé pour l'emporter, notamment grâce à la faiblesse de l'opposition, à la vigueur de l'économie et au soutien de l'administration Trump - à moins que des enquêtes pour fraude ne causent sa chute. Le gouvernement donnera la priorité à des programmes de dépenses publiques qui plaisent à l'opinion. Croissance du PIB : 2,8% PIB par habitant : 4.135 $ (9.040 $ en PPA) Inflation : 2,4% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 5,7 Population : 10,4 millions Le roi Abdallah II tient le pays sous sa coupe, soutenu par des forces armées loyales et des institutions dociles. La menace islamique est contenue sur le front intérieur, les Frères musulmans étant représentés par leur aile politique au Parlement, mais les défaites militaires de Daech dans les pays voisins entraîneront un renforcement de la menace terroriste posée par les djihadistes qui rentrent. Seules progresseront les réformes démocratiques qui préservent l'ordre hiérarchique en place. Les chantiers du secteur de l'énergie contribueront à soutenir la croissance. Croissance du PIB : 6,1% PIB par habitant : 1.731 $ (3.480 $ en PPA) Inflation : 6,5% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 6 Population : 51 millions Une nouvelle élection présidentielle en octobre 2017, résultat d'une décision de la Cour suprême qui a annulé le premier scrutin, a donné la victoire au titulaire du poste, Uhuru Kenyatta, mais cette démonstration d'indépendance judiciaire n'en aura pas moins des répercussions dans toute l'Afrique. Pour son début de mandat, Uhuru Kenyatta mettra l'accent sur l'investissement dans les infrastructures et sur l'intégration commerciale, deux moteurs de croissance. Croissance du PIB : 2,9% PIB par habitant : 9.323 $ (15.070 $ en PPA) Inflation : 3,2% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 8,6 Population : 6,4 millions La démission surprise du Premier ministre Saad Hariri, fin 2017, a provoqué une flambée de tensions entre l'Arabie saoudite, qui le soutenait, et l'Iran, qui finance le Hezbollah, la milice armée qui domine la scène politique libanaise. L'Arabie saoudite coupera les vivres au Liban et le Hezbollah pourrait se voir acculé au compromis. Pendant ce temps, le gouvernement piétinera sur son programme et les tensions religieuses s'exacerberont. Croissance du PIB : 4,7% PIB par habitant : 7.595 $ (23.640 $ en PPA) Inflation : 34,3% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 9,5 Population : 6,1 millions Le gouvernement d'unité nationale, soutenu par les Nations unies, peine à étendre son mandat à l'est du pays, où une administration parallèle, qui comprend le Parlement reconnu internationalement et un gouvernement sous la houlette d'Abdallah Al-Thani, exerce de facto l'autorité. Quoique fragile, le cessez-le-feu reste d'actualité et des élections sont prévues, même si les chances d'une solution pérenne sont minces. Cela dit, l'économie devrait redémarrer avec la remise en service des installations pétrolières. Croissance du PIB : 3,2% PIB par habitant : 3.245 $ (8.730 $ en PPA) Inflation : 1,2% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 3,6 Population : 36,2 millions Si les rôles du Premier ministre et du Parlement ont été renforcés, le roi Mohammed VI conserve des fonctions stratégiques et bénéficie d'un certain soutien à la fois politique et populaire. Le gouvernement de coalition est divisé sur plusieurs sujets, dont la gestion des troubles dans le Rif, dans le Nord. La croissance économique marquera le pas après une année de récoltes exceptionnelles en 2017. Croissance du PIB : 2,2% PIB par habitant : 1.850 $ (5.960 $ en PPA) Inflation : 13,9% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 2,3 Population : 195,9 millions Le président, Muhammadu Buhari, est actuellement soigné pour une maladie tenue secrète mais vraisemblablement grave. S'il quitte le pouvoir, la transmission de témoin à son bras droit, Yemi Osinbajo, risque de faire des vagues, car le pouvoir passerait ainsi du Nord au Sud dans ce pays géographiquement coupé en deux. Ce flou confortera l'insurrection islamiste dans le Nord, le sécessionnisme dans l'Est et le conflit religieux dans le Centre. Le pays est sorti de la récession et la croissance redémarre. Croissance du PIB : 3,4% PIB par habitant : 1.852 $ (3.970 $ en PPA) Inflation : 30,2% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 8,3 Population : 18,5 millions Le durcissement de la guerre civile qui a éclaté en 2011 entraînera une partition de facto : le président Bachar El-Assad tient le centre, très peuplé, du pays ; les rebelles soutenus par l'Occident, les Kurdes et les groupes islamistes se partagent le reste. Le pays restera enlisé dans une guerre par procuration, la Russie et l'Iran épaulant le régime et les Etats-Unis et leurs alliés ciblant Daech. Croissance du PIB : 4,1% PIB par habitant : 1.011 $ (1.870 $ en PPA) Inflation : 6% Solde budgétaire (en % du PIB) : - 8,6 Population : 16,9 millions La guerre de succession entre les partisans de Grace Mugabe, l'épouse du président vieillissant Robert Mugabe, et la vieille garde du mouvement d'indépendance des années 1970 s'est soldée par la victoire de cette dernière après l'intervention de l'armée à la fin de 2017. Cependant, loin d'annoncer un retour à la démocratie, ce coup d'Etat était une affaire interne du parti au pouvoir, la Zanu-PF, et le régime brutal et dispendieux de Robert Mugabe survivra au dictateur lui-même.