L'un des QG importants de la culture en Wallonie, l'institution de Mons sur Mars, semble mieux fonctionner que la gare de sa ville: pour le prix de travaux qui n'en finissent pas (on parle de 324 millions d'euros au lieu des 37 initialement prévus pour la gare), on ima...

L'un des QG importants de la culture en Wallonie, l'institution de Mons sur Mars, semble mieux fonctionner que la gare de sa ville: pour le prix de travaux qui n'en finissent pas (on parle de 324 millions d'euros au lieu des 37 initialement prévus pour la gare), on imagine volontiers ce que la culture aurait pu accomplir avec une telle somme répartie en Fédération Wallonie-Bruxelles. Autre débat? Pas forcément, au moment où le milieu créatif et événementiel semble devoir retourner à l'âge de pierre, celui de la pauvreté, de l'incertitude et des prévisions. D'où l'intérêt de savoir comment Mons sur Mars continue à produire. Intra muros, sans regard public, nombre de créations théâtrales sont dans les starting-blocks, prêtes pour le printemps ou plus. Le site www.surmars.be les identifie mais donne aussi d'autres pistes moins virtuelles, celles où le spectateur peut physiquement consommer de la culture. Par exemple, dans un festival baptisé Focus Aller/Retour, quatre journées et soirées entre le 9 et le 12 février à la Maison Folie et au Théâtre Le Manège. Avec Dernière récolte, un western social qui se déroule dans une ferme du Hainaut et qui questionne " ce lien entre père et fils sur fond de blues made in Belgium ". Avec aussi cette création Jackie Chan et moi, digression sur les arts martiaux en confinement.