" Vous écrasez vos meilleurs alliés ", commence Frédéric Rouvez dans sa lettre ouverte aux politiciens, pour laquelle il a reçu beaucoup de soutien (lire l'interview par ailleurs) et dont voici la suite :
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" Vous écrasez vos meilleurs alliés ", commence Frédéric Rouvez dans sa lettre ouverte aux politiciens, pour laquelle il a reçu beaucoup de soutien (lire l'interview par ailleurs) et dont voici la suite : " En condamnant l'horeca, vous faites le contraire de ce qu'il faut. Vous devriez en effet vous appuyer sur ce secteur pour renforcer la lutte contre le Covid, ainsi que sur tous les secteurs que vous écrasez sous le poids de vos mesures ridicules. Il manque de lits dans nos hôpitaux pour accueillir les malades du Covid : vous avez des lits dans les milliers d'hôtels que vous avez condamnés à fermer, souvent même à proximité des hôpitaux : il serait malin d'y créer une aile d'accueil pour malades atteints du Covid, et, en cas d'urgence, pouvoir les transporter rapidement en soins intensifs dans l'hôpital voisin. Vous n'avez pas les ressources pour organiser toute cette mobilisation et transformer des lieux de loisir en lieux de soins : vous avez toutes les compétences dans les entreprises d'événements dont c'est le travail quotidien et qui sont rompues à cet exercice. Vous ne savez pas comment organiser un tracing efficace, voyez comment les restaurateurs l'ont mis en oeuvre en un temps record avec des applications adaptées. Vous ne savez pas comment opérer ce tracing dans le quotidien : vous avez les ressources auprès des compagnies d'aviation dont la mise en place et le respect des procédures est la grande force. Vous ne parvenez pas à convaincre les citoyens, les jeunes notamment, à respecter les gestes barrières : vous avez à disposition le monde du spectacle, les artistes, acteurs, auteurs, comiques, youtubeurs, capables plus que quiconque de faire le boulot. Allons, réveillez-vous et faites preuve de proactivité créative : arrêtez de subir, et de faire subir les événements à une population désemparée. Vous nous annonciez en mai la deuxième vague pour cet automne : elle est là en effet. Mais qu'avez-vous fait pour y faire face ? Vous vous êtes disputés comme des gamins dans une cour de récré, vous vous êtes distribué des rôles pour vous persuader que vous êtes les plus forts et les meilleurs, vous brûlez de l'argent comme l'a déjà fait votre ministre de la Santé ! C'est une honte ! Vous ne méritez que du goudron et des plumes pour aller parader dans les rues. Cessez de penser que vous êtes les seuls à savoir et pouvoir : appuyez-vous sur les forces positives d'une population qui attend de votre part une prise en main responsable de la crise. Cessons de payer à ne rien faire en les mettant au chômage des personnes qui peuvent être utiles et efficaces dans la lutte nécessaire contre ce virus ! Mobilisez-nous !"