La dernière édition du guide Michelin consacré à la France fait quelques vagues. Elle pénalise en effet L'Auberge de l'Ill (Illhaeusern), le plus ancien trois étoiles du pays : 51 ans ! L'Astrance (Paris) de Pascal Barot et la Maison des Bois (Manigod) de Marc Veyrat partagent son infortune. A noter que Mar...

La dernière édition du guide Michelin consacré à la France fait quelques vagues. Elle pénalise en effet L'Auberge de l'Ill (Illhaeusern), le plus ancien trois étoiles du pays : 51 ans ! L'Astrance (Paris) de Pascal Barot et la Maison des Bois (Manigod) de Marc Veyrat partagent son infortune. A noter que Marc Veyrat venait justement de décrocher sa troisième étoile pour cette adresse l'an dernier. A l'inverse, deux maisons accèdent à la consécration suprême. Le Mirazur (Menton), drillé par Mauro Colagreco magnifie les ressources de la mer et de la montagne. Et les meilleurs produits enchantent la carte de Laurent Petit, Le Clos des Sens (Annecy-le-Vieux). Cinq maisons doublent, elles, leur mise. A Cancale, Hugo Roellinger signe avec bonheur la cuisine du Coquillage.A Marseille, AM par Alexandre Mazzia crée des épousailles inattendues en souvenir de sa vie au Congo-Brazzaville.A Montlivault, Christophe Hay mise le terroir dans La Maison d'à Côté. A Paris, à son nom, David Toutain élabore des variations légumières. Toujours à Paris, à La Scène, Stéphanie Le Quellec mise la finesse et l'harmonie. Pas moins de 68 maisons décrochent un astre et motivent une belle brochette de jeunes talents. On retiendra notamment Senteurs thaïes à L'Orchidée (Altkirch) du chef Chatchai Klanklong ou le Neso (Paris) de Guillaume Sanchez. Curiosité : situé dans le K2 Palace (Courchevel), le Sakara de Sébastien Vauxion obtient une étoile avec une carte uniquement composée de desserts. Cette année, 10 cheffes fêtent aussi leur premier macaron.