Des milliers de dirigeants d'entreprise sont parvenus à sortir de l'argent de leur société avant que la législation ne change, pas Marc Coucke. Jusqu'au 31 décembre dernier, les réductions de capital étaient en effet libres ; depuis le 1er janvier de cette année elles sont impos...

Des milliers de dirigeants d'entreprise sont parvenus à sortir de l'argent de leur société avant que la législation ne change, pas Marc Coucke. Jusqu'au 31 décembre dernier, les réductions de capital étaient en effet libres ; depuis le 1er janvier de cette année elles sont imposée à 30 %. L'ancien patron d'Omega Pharma comptait sortir 50 millions d'euros de son holding Alychlo, dont la raison sociale rappelle le prénom de ses filles (Alysée et Chloé), mais avait oublié que pareille opération est soumise à publicité. Toute réduction de capital doit en effet faire l'objet d'une publication au Moniteur afin que les créanciers éventuels puissent se manifester, ce qu'ont bien évidemment fait les actionnaires du groupe américano-israélien Perrigo. Estimant avoir été trompés lors de la vente d'Omega Pharma, ces derniers réclament 1,9 milliard d'euros à Alychlo ainsi qu'au fond d'investissement Waterland et ont entamé une procédure de médiation à cet effet qui ne sera vraisemblablement dénouée qu'en 2021. Prudents, ils ont demandé et obtenu l'interdiction pour Alychlo de sortir du cash. La réduction de capital projetée s'est dès lors trouvée bloquée et quelle que soit l'issue de la procédure, le flamboyant patron du Sporting d'Anderlecht a déjà perdu 15 millions d'euros, un montant qui en matière de football aurait permis l'un ou l'autre transfert de qualité, ironise De Standaard.