Peu avant ses cinq ans, le Karoq arrive à pleine maturité, en s'offrant le traditionnel lifting de mi-carrière. Il peaufine son look (calandre plus grande et hexagonale, boucliers redessinés, spoiler allongé) pour mieux fendre l'air (aéro améliorée de plus de 9%). Le modèle s'offre aussi de nouveaux équipements (optionnels): phares matriciels à leds, climatisation trois zones, sellerie en plastique recyclé et siège passager électrique à fonction mémoire. Par contre, le Karoq reste privé de variantes hy...

Peu avant ses cinq ans, le Karoq arrive à pleine maturité, en s'offrant le traditionnel lifting de mi-carrière. Il peaufine son look (calandre plus grande et hexagonale, boucliers redessinés, spoiler allongé) pour mieux fendre l'air (aéro améliorée de plus de 9%). Le modèle s'offre aussi de nouveaux équipements (optionnels): phares matriciels à leds, climatisation trois zones, sellerie en plastique recyclé et siège passager électrique à fonction mémoire. Par contre, le Karoq reste privé de variantes hybride plug-in ou électrique. Il se contente de simples moteurs à essence (110, 150 ou 190 ch) ou diesel (115 ou 150 ch). Mais le 150 ch à essence de cet essai est vigoureux et peut couper momentanément deux de ses quatre cylindres, pour consommer moins. En route, on apprécie le très bon confort de suspension. A l'avant, on retrouve l'ambiance typique des produits du groupe Volkswagen, avec un mobilier sobre et sombre, mais qui semble fait pour durer. A l'arrière, l'espace aux jambes est généreux et on vous conseille l'option Varioflex, qui remplace la banquette par trois sièges individuels, réglables en inclinaison voire en longueur pour les deux latéraux. On apprécie aussi le pack Family comprenant deux tablettes escamotables surmontées d'un support pour tablette/smartphone. En conclusion, on retiendra que ce lifting ne transfigure pas le Karoq et que l'évolution technique est même plutôt timide vu l'absence d'électrification. On retrouve néanmoins le SUV compact malin et fonctionnel (surtout avec l'option Varioflex) que l'on connaissait déjà. Mais on regrette que le prix ait tant enflé avec le temps: le modèle a augmenté de 6.000 euros en moins de cinq ans! Et il faut toujours compléter l'équipement moyennant supplément. Skoda n'est définitivement plus la marque low cost qu'elle fut! Au sein du groupe VW, c'est désormais Seat qui nous en offre le plus pour notre argent. Or, Seat propose justement un clone technique du Karoq: l'Ateca, qui coûte 2.000 euros de moins que cette Skoda...