Les mégots de cigarette à bout filtre constituent depuis longtemps une pollution urbaine dont il est difficile de se débarrasser et dont le nombre tend à augmenter depuis que les fumeurs sont invités à aller pétuner à l'extérieur. Diffi...

Les mégots de cigarette à bout filtre constituent depuis longtemps une pollution urbaine dont il est difficile de se débarrasser et dont le nombre tend à augmenter depuis que les fumeurs sont invités à aller pétuner à l'extérieur. Difficiles à ramasser, par exemple lorsqu'ils se trouvent entre des pavés, leur durée de vie urbaine varie de 5 et 12 ans selon Bob Spikman, un chercheur néerlandais qui s'est dit que les oiseaux pourraient peut-être venir à la rescousse. Avec son complice Ruben Van Der Vleuten, lui aussi issu de l'université de Delft, il exploite depuis un moment déjà un Crowbar, une installation ouverte à tous vents dans laquelle les oiseaux qui rapportent un mégot de cigarette sont récompensés. Equipée d'une webcam et d'un logiciel adapté, une machine capable de distinguer les mégots d'autres objets éventuellement rapportés y distribue automatiquement une graine de nourriture pour chaque bon dépôt. Les pigeons initialement pressentis pour ce travail se sont révélés à l'usage " trop bêtes ". Les corbeaux en revanche, n'en déplaise à ce bon Jean de La Fontaine, sont plus malins et ont rapidement compris comment "obtenir un fromage". GUILLAUME CAPRON