Facebook, le premier réseau social mondial, a fêté ses 15 ans ce lundi 4 février. C'est donc un adolescent turbulent mais multimilliardaire qui a soufflé ses bougies cette semaine. A première vue, l'anniversaire aurait dû être un peu triste. Forcément, quand vous êtes régulièrement accusé d'avoir manipulé les élections américaines, les élections présidentielles au Brésil, d'avoir aggravé le phénomène des gilets jaunes en France, d'être au centre de multiples scandales de données numériques volées ou détournées, lorsque les parlementaires américains et européens vous somment de venir vous expl...

Facebook, le premier réseau social mondial, a fêté ses 15 ans ce lundi 4 février. C'est donc un adolescent turbulent mais multimilliardaire qui a soufflé ses bougies cette semaine. A première vue, l'anniversaire aurait dû être un peu triste. Forcément, quand vous êtes régulièrement accusé d'avoir manipulé les élections américaines, les élections présidentielles au Brésil, d'avoir aggravé le phénomène des gilets jaunes en France, d'être au centre de multiples scandales de données numériques volées ou détournées, lorsque les parlementaires américains et européens vous somment de venir vous expliquer devant eux, lorsque plus de 120 pays dans le monde ne rêvent que d'une seule chose : enfin, vous taxer sur vos plantureux bénéfices, voire vous démanteler en deux ou trois entités, il y aurait de quoi arborer la mine des tristes jours. Mais non, ce n'est pas le genre de Mark Zuckerberg... Le patron de Facebook vient de dévoiler les derniers chiffres trimestriels de Facebook : c'est simple, les profits décollent littéralement de 61% ! En trois mois, Facebook a gagné 6,9 milliards de dollars. Pas mal... Les esprits chagrins diront que ça c'est pour les bénéfices, mais que c'est sans doute un écran de fumée comptable pour masquer la désaffection du premier réseau social au monde. Erreur ! Le réseau qu'on aime détester, critiquer ou haïr se porte comme un charme en termes de fréquentation : le nombre d'utilisateurs reste solide aux Etats-Unis et au Canada, et il a même progressé d'un million d'utilisateurs. Quant à l'Europe, ni le scandale de Cambridge Analytica, ni l'instauration du RGPD (le nouveau règlement visant à mieux protéger les données personnelles des utilisateurs de réseaux sociaux), n'ont freiné l'augmentation des usagers en Europe. Mieux encore, les annonceurs continuent de déverser leurs publicités sur Facebook malgré donc l'instauration de ce RGPD. Et pour couronner le tout, après les bénéfices en augmentation, le nombre d'usagers en croissance (l'équivalent de la population du Nigeria a été ajouté à Facebook l'an dernier), il faut bien préciser que les revenus par utilisateurs ont - eux aussi - augmenté : + 30% en Amérique du Nord, et + 24% en Europe.Les chiffres sont têtus, et les multiples adversaires des réseaux sociaux (en particulier Facebook) en seront pour leurs frais. La raison ? Je n'ai jusqu'ici évoqué " que " Facebook et ses 2,3 milliards d'utilisateurs. Mais la gala- xie Facebook comprend aussi WhatsApp (1,5 milliard d'utilisateurs) et Instagram (1 milliard d'utilisateurs), soit deux messageries appartenant également à Facebook. Au total, le chiffre d'affaires de la galaxie Facebook s'élève à 55 milliards de dollars, avec une hausse de 37% sur un an. Mark Zuckerberg ne connaît pas le chanteur Alain Bashung, sans cela, il n'hésiterait pas à fredonner : " Ma petite entreprise ne connaît pas la crise... ".