La cité brabançonne n'a pas que de nobles et étroites ruelles à (re)découvrir. Leuven possède aussi le M-Museum. Inauguré en 2009, ce vaste bâtiment de 13.500 m2, dont la moitié est consacrée aux expos, propose une architecture signée du Belge Stéphane Beel. Soit un mix plutôt frondeur e...

La cité brabançonne n'a pas que de nobles et étroites ruelles à (re)découvrir. Leuven possède aussi le M-Museum. Inauguré en 2009, ce vaste bâtiment de 13.500 m2, dont la moitié est consacrée aux expos, propose une architecture signée du Belge Stéphane Beel. Soit un mix plutôt frondeur entre des bâtiments anciens, la colonnade antique d'entrée et de nouvelles constructions profilées dans des géométries contemporaines. Ce lieu aux espaces clairs qui a pris la place de l'ancien musée municipal Vander Kelen-Martens se partage entre ses collections permanentes et ses expos temporaires. La première catégorie nous immerge dans The M-Collection, soit une partie des 52.000 pièces d'un catalogue louvaniste, se concentrant sur les oeuvres de la ville et celles du Brabant. Plus un échantillon de la production artistique belge d'après 1945. A cela s'ajoute donc, jusqu'au 18 avril, le travail de l'Allemand Thomas Demand (1964) et de l'Américaine Ericka Beckman (1951). En commun, ces deux-là ont de visibles désirs et délires géométriques, plus la volonté de redéfinir l'imaginaire spatial. Demand se positionne "entre fiction et réalité" avec un goût pour les maquettes géantes en papier coloré et carton qu'il détruit après les avoir photographiées. Et c'est plutôt du côté de l'image mobile qu'opère Beckman, via des films qui interrogent aussi bien la culture populaire que le capitalisme et la spéculation immobilière.