Comment Scabal et Caroline Biss ont été sélectionnés

Pour décrocher un billet pour les J.O., il n'y a ni compétition, ni appel d'offres pour les marques. " C'est le COIB qui les choisit, explique Gregor Thissen, président exécutif de Scabal, qui habillera nos athlètes masculins. Il fait souvent appel à des marques de prêt-à-porter ( comme JBC en 2012, Terre Bleue en 2016, Ndlr). Cette année, il voulait quelque chose d'élégant et haut de gamme. Et il s'est tourné vers nous ( à noter que le COIB a choisi Natan en 2008, Ndlr). De notre côté, la décision a été vite prise : les valeurs sportives sont en phase avec les nôtres et cela nous permet de rappeler notre attachement à la Belgique. " Ann-Christine Bouckaert, gérante et directrice de la création de Caroline Biss, qui vêtira les athlètes féminines,...

Pour décrocher un billet pour les J.O., il n'y a ni compétition, ni appel d'offres pour les marques. " C'est le COIB qui les choisit, explique Gregor Thissen, président exécutif de Scabal, qui habillera nos athlètes masculins. Il fait souvent appel à des marques de prêt-à-porter ( comme JBC en 2012, Terre Bleue en 2016, Ndlr). Cette année, il voulait quelque chose d'élégant et haut de gamme. Et il s'est tourné vers nous ( à noter que le COIB a choisi Natan en 2008, Ndlr). De notre côté, la décision a été vite prise : les valeurs sportives sont en phase avec les nôtres et cela nous permet de rappeler notre attachement à la Belgique. " Ann-Christine Bouckaert, gérante et directrice de la création de Caroline Biss, qui vêtira les athlètes féminines, enchaîne : " Généralement, le COIB cherche un fabricant qui habille tous les athlètes, mais ici, il a fait appel à deux fournisseurs : Scabal pour les hommes, et nous pour les femmes. On aimait l'idée de soutenir des jeunes femmes volontaires, motivées qui ont choisi leur voie très tôt. " A noter que les deux maisons se sont consultées pour assurer une harmonie entre les tenues des hommes et des femmes. " A Tokyo au mois d'août, le mercure monte jusqu'à 35, voire 40° C, explique l'ambassadeur de Scabal. On a travaillé sur du léger, aussi bien dans la conception du vêtement que dans le choix des matières. On est partis sur un ensemble composé d'un veston marine et d'un pantalon blanc et de quoi le compléter : chemise, cravate, etc. " Ici, c'est notre coureur de fond Soufiane Bouchikhi qui se prête à l'essayage. " C'est aussi un sacré challenge, ajoute Gregor Thissen. D'abord parce que les athlètes ont des proportions hors normes. Il faut le temps de prendre les mesures et trois semaines pour confectionner les tenues. Le souci, c'est que les sélections ne sont pas terminées et on devra mettre les bouchées doubles en juin et juillet. Mais cela ne nous effraie pas : nos équipes sont rodées aux gros volumes. On mise sur 250 tenues. " Chez Caroline Bliss, " on table sur 150 personnes, avec un patronage différent pour chacune. On ne peut pas attendre la fin des sélections, alors on avance déjà sur la production, quitte à réaliser trop de pièces ". Pas de médaille pour nos créateurs, mais une visibilité internationale. " Il s'agit d'une opération de communication qui va contribuer à l'image de la marque, à sa diffusion, commente Gregor Thissen. Il n'y a pas de retombées commerciales directes. Sur place, nous rencontrerons nos clients japonais. On sait qu'à long terme, nous profiterons de retombées. " Chez Caroline Bliss : " On se profile comme une marque pour toutes les femmes, peu importe l'âge, le budget ou la nationalité. Les J.O. nous apporteront des clients de partout dans le monde. Nous ne commercialiserons pas les pièces créées mais prévoyons des t-shirts et accessoires dans le même esprit ". Point de contrat juteux ici. " Les tenues sont offertes ", confirment les intéressés. Gregor Thissen, de Scabal, précise : " Le COIB intervient un peu, mais c'est Scabal qui supporte le gros des coûts. Evidemment, un costume ne nous coûte pas le prix auquel nous le vendrions (il faut compter en moyenne entre 1.500 et 1.800 euros pour un ensemble veste pantalon), mais cela a un certain coût malgré tout ". Prima Donna Sport, de la société Van de Velde, habillera aussi les athlètes féminines. Le COIB a conclu un accord avec l'entreprise belge de lingerie (qui fête son 100e anniversaire) pour confectionner leurs dessous. Deux modèles de soutien-gorge et un slip adaptés aux sportives ont été imaginés. Des pièces qui seront aussi mises en vente dans les magasins et en ligne dès le mois de mai.