L'opéra cultive souvent l'onirisme, dont il est presque la seconde nature. Nouvelle preuve à Liège avec La Sonnambula qui, en cinq représentations, ...

L'opéra cultive souvent l'onirisme, dont il est presque la seconde nature. Nouvelle preuve à Liège avec La Sonnambula qui, en cinq représentations, du 20 au 28 janvier, convoque un spectre rôdant la nuit dans un village suisse du 19e siècle. Improbable et fantasque scénario qui traverse nos rêves éveillés, où il est beaucoup question de marcher les yeux fermés en plein sommeil, de tenir des propos étranges et d'être le mystérieux funambule de sa propre vie, une fois le soleil couché. Sur un livret du Gênois Felice Romani (1788-1865), son quasi-compatriote sicilien Vincenzo Bellini (1801-1835) a composé un opéra qui doit autant au romantisme qu'au lyrique. Une conjugaison qui ne saurait échapper à la Cité ardente...