Depuis le 9 avril, 2.500 gendarmes français se relaient quotidiennement pour tenter d'évacuer la fameuse ZAD (zone à défendre) installée sur le site où devait se construire le nouvel aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes. Puisque l'Etat français a décidé le 17 janvier dernier de ne pas réaliser le projet, la ZAD n'a, aux yeux du gouvernement, plus de raison d'être et est devenue une zone de non-droit. Plus facile à dire qu'à faire puisque les habitants et leurs renforts venus les supporter, parfois même de l'étranger, refusent d'être délogés et opposent une résistance farouche derrière leurs barricades. Les affrontements, parfois très violents, sont quotidiens. Un enlisement dont se serait bien passé le président Macron, déjà en proie à de nombreuses contestations sociales.