Le système a parfaitement fonctionné, se réjouit Ben Weyts, ministre du Bien-être animal. Les 14 élevages d'animaux à fourrure et le seul producteur de foie gras de Flandre ont en effet tous introduit une demande de c...

Le système a parfaitement fonctionné, se réjouit Ben Weyts, ministre du Bien-être animal. Les 14 élevages d'animaux à fourrure et le seul producteur de foie gras de Flandre ont en effet tous introduit une demande de cessation d'activité. En principe, tous pouvaient encore travailler jusqu'au 31 décembre 2023 mais le système d'indemnisation proposé était dégressif et diminué de 10% chaque mois d'avril à partir de 2021. Tout cela a indubitablement joué mais peut-être le ministre s'est-il laissé emporter par son enthousiasme au point d'oublier un autre intervenant majeur, pourtant d'actualité, le coronavirus. Les visons, en effet, ne mettent bas qu'une fois l'an et l'exemple du Danemark où plus de 15 millions de visons, soupçonnés d'être porteurs d'une variante du virus, ont du être abattus a fait réfléchir les éleveurs. Avec plus d'un millier de fermes, le Danemark est le premier producteur de fourrures de vison au monde. A cette crainte sont venues s'ajouter, en Flandre, des difficultés d'approvisionnement depuis que les Pays-Bas voisins ont interdit ce type d'élevage.