Si le réel continue à être la source majeure de la fiction, on peut dire que les films présentés dans cette 21e édition du Festival cinéma méditerranéen (Cinemamed), début décembre pendant une dizaine de jours à Bruxelles et en Wallonie, ne manquent pas de ressources...

Si le réel continue à être la source majeure de la fiction, on peut dire que les films présentés dans cette 21e édition du Festival cinéma méditerranéen (Cinemamed), début décembre pendant une dizaine de jours à Bruxelles et en Wallonie, ne manquent pas de ressources. Via un parcours filmographique en provenance de 21 pays, ce focus sur la production grecque, turque, libanaise et autres, arrive dans un contexte complexe. De la catastrophe beyrouthine aux impasses des révolutions arabes, ce cinéma-là se doit d'abord d'interroger le présent, tout en espérant des perspectives d'avenir. Septante films dans ce thème 2021, Un regard sur demain, mettent l'accent sur les dizaines de millions de jeunes dans les territoires concernés, le sort des femmes et les changements de mentalité qui s'opèrent, lentement, au fil des rivages. Parmi les longs métrages, on trouve le nouveau Tony Gatlif dans Tom Medina, avec le comédien belge David Murgia. Ensuite, il y a cette sélection opérée au dernier Festival de Cannes: Mes frères et moi, de Yohan Manca, opus lyrique naviguant entre musique et soleil, maladie d'une mère et travaux d'intérêt général. C'est lui qui fera l'ouverture ce 2 décembre à 20h30 au cinéma Palace, l'un des plus audacieux et confortables de Bruxelles.