Contrairement à l'option de se décentraliser aux toutes proches Halles de Schaerbeek, c'est finalement dans la grande salle du Bozar que s'installe le festival, à trois reprises, pendant ses Nuits. Choix plus incongru géographiquement mais certitude d'un confort d'écoute pour les différents concerts qui s'y tiennent. Soit une Catherine Ringer qui perpétue l'esprit frondeur de feu Rita Mitsouko (28 avril), la somptuosité néoclas...

Contrairement à l'option de se décentraliser aux toutes proches Halles de Schaerbeek, c'est finalement dans la grande salle du Bozar que s'installe le festival, à trois reprises, pendant ses Nuits. Choix plus incongru géographiquement mais certitude d'un confort d'écoute pour les différents concerts qui s'y tiennent. Soit une Catherine Ringer qui perpétue l'esprit frondeur de feu Rita Mitsouko (28 avril), la somptuosité néoclassique de l'Islandais Olafur Arnalds (13 mai) et la pop délurée de Julien Doré (11 juin). Arnalds est complet, tout comme la soirée d'ouverture des Nuits par Charlotte Gainsbourg et celles d'autres Français comme Eddy De Pretto et Feu ! Chatterton : une quinzaine de concerts sold-out sur la cinquantaine proposée, incluant ceux d'Angèle et les deux soirées de retour de Veence Hanao, Bruxellois éloigné de la scène pour cause de problèmes d'ouïe. Mais il reste des talents à découvrir, notamment féminins. Par exemple la Canadienne Mélissa Laveaux (26 avril) qui, pour son troisième album, renoue pleinement avec ses racines haïtiennes, particulièrement les chansons de résistance à l'occupation américaine des années 1915 à 1934 (26 avril). Le lendemain, on peut tester en scène le répertoire de Blanche, la jeune représentante belge à l'Eurovision 2017 (27 avril) et ensuite, celui de deux autres chanteuses de chez nous, plus alt pop, se partageant la soirée du 2 mai : Tessa Dixson et Sylvie Kreusch. L'électro est évidemment au programme des musiciens belges : ceux de Haring et Rari proposent ce que l'on nomme le downtempo à la Rotonde (4 mai). Autres rythmes, mêmes hypnoses possibles en trois soirées marquées par l'Afrique : celle du formidable jazz éthiopien de Mulatu Astatke (4 mai), du Belgo-Congolais Baloji et d'Ayo en solo (30 avril) et puis, de la rencontre entre Pitcho, acteur rappeur bruxellois et l'Ensemble Musiques Nouvelles (5 mai). La même formation, toujours dirigée par Jean-Paul Dessy, invite ensuite le pianiste-compositeur contemporain Jean-Luc Fafchamps (24 mai). Julien Doré clôturera donc ce cycle le 11 juin, soit plus d'un mois après la fin officielle des Nuits (6 mai)...