L'épidémie de coronavirus 2019-nCoV a atteint les Bourses, inquiètes des proportions prises par cette nouvelle épidémie dans le monde. Les investisseurs redoutent que le 2019-nCoV plombe les échanges et ralentisse une économie déjà poussive.
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L'épidémie de coronavirus 2019-nCoV a atteint les Bourses, inquiètes des proportions prises par cette nouvelle épidémie dans le monde. Les investisseurs redoutent que le 2019-nCoV plombe les échanges et ralentisse une économie déjà poussive. Les actions des compagnies aériennes sont parmi les principales victimes, Air France KLM ayant chuté de 12% en l'espace d'une semaine. Kawamoto, spécialiste japonais des consommables médicaux comme des masques stériles, a vu son cours quasiment tripler en deux semaines. Est-ce bien raisonnable ? La grippe saisonnière cause en moyenne 389.000 morts par année, selon une récente étude de l'université d'Edimbourg. D'un point de vue économique, la médiatisation accentue évidemment les craintes et les pertes. Le SRAS, qui avait fait 774 victimes en 2002-2003, avait eu un impact économique estimé à 40 milliards de dollars. Un montant important dans l'absolu, mais dérisoire par rapport au PIB mondial qui était de plus de 86.000 milliards de dollars en 2019. Evidemment, une épidémie similaire aux grandes pandémies passées, comme la grippe espagnole qui avait fait plus de 25 millions de morts en 1918-1919, aurait un impact catastrophique sur l'économie. Mais tout porte à croire qu'on évitera un tel scénario. Contrairement au SRAS, les autorités chinoises ont pris le problème à bras-le-corps. Les mesures de base permettant d'éviter la propagation sont connues et appliquées. Et la recherche pharmaceutique ne cesse d'avancer. Le groupe américain Gilead a ainsi annoncé vouloir tester un ancien traitement expérimental d'Ebola contre le coronavirus.