Le candidat aux élections n'a donc pas changé son fusil d'épaule en devenant le 45e président des États-Unis. Donald Trump démontre encore, par sa cohérence, qu'il n'est pas un politique ordinaire. En soi, honorer les promesses faites pendant une campagne électorale est assez inhabituel. Son slogan " America First " résumait très clairement ses intentions protectionnistes.
...

Le candidat aux élections n'a donc pas changé son fusil d'épaule en devenant le 45e président des États-Unis. Donald Trump démontre encore, par sa cohérence, qu'il n'est pas un politique ordinaire. En soi, honorer les promesses faites pendant une campagne électorale est assez inhabituel. Son slogan " America First " résumait très clairement ses intentions protectionnistes. Un jour seulement après son entrée à la Maison-Blanche, le président envoyait déjà valser l'accord de libre-échange TPP, le Trans-Pacific Partnership, conclu au terme de huit ans de négociations entre les États-Unis et onze pays situés de part et d'autre de l'océan Pacifique. Jugeant qu'il porte préjudice aux salariés américains, Trump a décidé de ne pas le ratifier. De nombreux économistes craignent qu'éclatent des " litiges commerciaux " et que Trump compromette le redressement des marchés émergents. Les marchés émergents ne semblent en tout cas pas céder à la panique. La semaine qui a suivi la victoire aux élections de Trump, l'indice MSCI Emerging Markets a fléchi de 7 % en première instance. Actuellement, nous sommes cependant légèrement au-delà du niveau qui prévalait avant que Trump ne soit élu. Le mouvement de redressement des économies émergentes amorcé au printemps 2016 est resté intact. Le négativisme de Trump ne peut, pour l'heure, déteindre sur les investisseurs, car voici suffisamment d'arguments solides en faveur d'investissements dans les régions émergentes. · Sous-pondération importante :la part dans le PIB mondial des marchés émergents continue à croître, et atteint actuellement quelque 60 %, alors que celle des Bourses émergentes dans la capitalisation boursière mondiale a reculé sous 20 %, et vers 10 % au sein du MSCI World. · Valorisation accessible, très intéressante :elledépend, cela s'entend, des deux éléments précédents ; le rapport cours/bénéfice moyen attendu pour 2017 s'élève à 12,5, contre 17 pour le MSCI World. Malgré un potentiel bien plus grand des bénéfices opérationnels à (plus) long terme. · Amélioration du tableau technique : l'embellie technique se poursuit à présent, au mépris des menaces de Trump. Sur une base annuelle, les marchés émergents (+30 %) ont surperformé largement l'indice mondial (+16 %). Or nous avions vendu notre position dans le tracker iShares MSCI Emerging Markets ETF (37 USD, tickerEEM, coté sur le NYSE sous le code ISIN US4642872349), d'avis que d'autres thématiques et valeurs nous offriraient plus de sécurité. Heureusement, elles ne nous ont pas déçus, mais jusqu'à nouvel ordre, la vente du tracker n'était pas nécessaire. LES MARCHÉS ÉMERGENTS SONT TOUJOURS BIEN MOINS CHERS QUE LES BOURSES OCCIDENTALES.