L'année 2019 s'annonce passionnante. Jamais le niveau du golf mondial n'a été aussi élevé et équilibré avec, en toile de fond, la montée en puissance d'une nouvelle génération très ambitieuse. Voici quelques éléments clés pour décrypter et anticiper la nouvelle saison.
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L'année 2019 s'annonce passionnante. Jamais le niveau du golf mondial n'a été aussi élevé et équilibré avec, en toile de fond, la montée en puissance d'une nouvelle génération très ambitieuse. Voici quelques éléments clés pour décrypter et anticiper la nouvelle saison. L'année du Tigre. Il a signé l'un des plus beaux come-backs de l'histoire du sport en 2018. Et il entend bien poursuivre sur sa lancée. Du coup, toute la planète golf se demande si Tiger Woods sera capable, en 2019, de remporter son quinzième tournoi du Grand Chelem, 11 ans après sa victoire à l'US Open. L'hypothèse n'a rien de farfelu. L'ancien n°1 mondial a retrouvé son meilleur niveau. Certes, la concurrence est énorme mais avec son expérience, sa motivation et sa forme de l'an passé, il peut parfaitement relever le défi. A 43 ans ! Le coup de maître de Rory McIlroy. Bizarre, vous avez dit bizarre ! Le champion nord-irlandais n'a plus gagné un major depuis 2014. Régulièrement bien placé à l'aube du dernier tour, il a systématiquement craqué dans l'ultime ligne droite. Cette année, pour donner un nouvel élan à sa carrière, il a décidé de s'installer aux Etats-Unis et de privilégier le PGA Tour. " C'est là que ça se passe " dit-il. En filigrane, il rêve évidemment aussi de s'adjuger le Masters, le seul tournoi du Grand Chelem qui manque à son palmarès. Ce sera show à Augusta ! Les jeunes qui montent. Jamais la moyenne d'âge des stars du swing n'a été aussi basse. On recense ainsi sept champions de moins de 30 ans dans le top 10 mondial. La nouvelle génération américaine (Brooks Koepka, Justin Thomas, Rickie Fowler, Bryson DeChambeau, Tony Finau, Xander Schauffele, Jordan Spieth) donne clairement le tempo. Mais en golf, l'expérience est aussi un atout décisif. On l'a encore constaté en Ryder Cup avec les exploits des vieux renards européens, genre Justin Rose, Sergio Garcia, Paul Casey ou Henrik Stenson. La " première " de Thomas Detry. Agé de 25 ans et professionnel depuis deux ans, le Bruxellois brûle les étapes et entend bien franchir rapidement un nouveau palier. " L'objectif est de gagner en 2019 mon premier tournoi sur l'European Tour et d'intégrer le top 100 mondial ", confie-t-il. Il en a évidemment les moyens, tant son talent est grand et sa tête solide. Très régulier, l'élève de Jérôme Theunis et Michel Vanmeerbeek apprend vite et est prêt pour donner un nouveau coup d'accélérateur à sa carrière. Des majors pour rêver. Les quatre tournois du Grand Chelem feront, cette année, escale sur des parcours d'exception. Le Masters (11 au 14 avril) conserve évidemment son adresse à Augusta ! L'US Open (13 au 16 juin) se déroulera sur le mythique Pebble Beach qui fête son centenaire. Le British Open (18 au 21 juillet) élira résidence en Irlande du Nord, sur le fabuleux links du Royal Portrush. Et l'USPGA (avancé du 16 au 19 mai) élira résidence près de New York, sur le terrible Bethpage. La Belgique sur le devant de la scène. Avec à peine 66.000 licenciés, notre pays est un petit poucet sur l'échiquier du golf mondial. Il joue pourtant un rôle de plus en plus important sur les greens internationaux grâce, notamment, aux exploits de Thomas Pieters, Thomas Detry et Nicolas Colsaerts. La victoire des deux Thomas lors de la Coupe du Monde par équipes de Melbourne en a été la plus belle preuve. Parallèlement, la Belgique accueille désormais plusieurs tournois internationaux. Le Belgian Knockout (European Tour) se déroulera du 30 mai au 2 juin à Rinkven. Et le KPMG Trophy (Challenge Tour) conserve aussi sa place dans le calendrier (fin août au Mille). Cerise sur le gâteau : un tournoi du Ladies European Tour devrait bientôt voir le jour.