C'est peu de le dire : la jeune firme Cowboy fondée par Adrien Roose, Karim Slaoui et Tanguy Goretti, trois figures de l'écosystème de la tech belge, est particulièrement en vue en Belgique. Et pour cause : elle nourrit pas mal de spéculations. L'ambition de ses fondateurs, qui étaient à la tête de Take Eat Easy, trouve autant d'adeptes que de détracteurs. Mais force est de constater que les investisseurs apprécient la vision et les capacités d'exécution de la scale-up qui compte déjà plus 65 employés et commercialise son vélo dans neuf pays.
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C'est peu de le dire : la jeune firme Cowboy fondée par Adrien Roose, Karim Slaoui et Tanguy Goretti, trois figures de l'écosystème de la tech belge, est particulièrement en vue en Belgique. Et pour cause : elle nourrit pas mal de spéculations. L'ambition de ses fondateurs, qui étaient à la tête de Take Eat Easy, trouve autant d'adeptes que de détracteurs. Mais force est de constater que les investisseurs apprécient la vision et les capacités d'exécution de la scale-up qui compte déjà plus 65 employés et commercialise son vélo dans neuf pays. La preuve ? Elle a annoncé la semaine passée une " série B " à 23 millions d'euros. Et même si ce montant inclut les 4,5 millions d'euros du crowdfunding, déjà annoncés en début d'année avant le confinement, le tour de table auprès des VC ( venture capitalists) affiche quand même 19 millions d'euros au compteur. Index Ventures et Tiger Global, déjà au capital de Cowboy, ont suivi le tour, visiblement leadés par Exor Seed et HCVC. Exor n'est pas forcément l'investisseur le plus connu dans l'univers des start-up du digital, mais c'est une référence : on retrouve ce fonds appartenant à la famille Agnelli derrière Ferrari, Fiat Chrysler, la Juventus et The Economist... Du lourd. Pourtant, cette levée de fonds n'a pas été un long fleuve tranquille : les discussions ont en effet été à l'arrêt pendant quelques semaines au plus fort de la crise. Heureusement pour la scale-up, elle a pu annoncer des ventes record. " De janvier à avril 2020, les ventes ont augmenté de 230%, soit un triplement par rapport à la même période l'année dernière, avait annoncé la firme en mai. Les ventes de Cowboy ont augmenté de 40% en avril ( 2020, Ndlr) par rapport à mars, malgré les restrictions imposées sur ses principaux marchés. " De quoi plaire aux investisseurs qui constatent, par ailleurs, que le marché du VAE (vélo à assistance électrique) enregistre une croissance à deux chiffres partout en Europe. Si l'entreprise bruxelloise est particulièrement discrète quant aux chiffres de vente exacts de son engin, la start-up aurait, selon nos informations, vendu quelques 5.000 vélos en 2019. De quoi atteindre un chiffre d'affaires 2019 (non publié) d'environ 10 millions d'euros. Si l'on en croit les déclarations de la start-up ces derniers mois sur sa croissance, on peut estimer que Cowboy a déjà vendu quelque 5.000 engins en ce début d'année 2020 et que, comme toute bonne start-up qui mise sur la croissance, elle espère atteindre 20 millions d'euros de chiffre d'affaires cette année. Des estimations que Cowboy n'a toutefois pas souhaité commenter. Bien sûr, fidèle au modèle de start-up en forte croissance, la firme est encore dans le rouge : les chiffres 2019 ne sont pas encore publiés mais en 2018, elle perdait déjà 4 millions d'euros. Car l'innovation et la croissance coûtent cher. Les 23 millions obtenus par la levée de fonds et le crowdfunding lui permettent de financer sa croissance avant de penser à la rentabilité.