Un sérieux décalage entre la théorie et la pratique. C'est ce qu'a constaté l'UPSI, l'Union professionnelle du secteur immobilier, dans sa dernière enquête d'opinion réalisée auprès de 150 promoteurs. Alors que les différentes politiques de logement des trois Régions, de même que les souhaits des bouwmee...

Un sérieux décalage entre la théorie et la pratique. C'est ce qu'a constaté l'UPSI, l'Union professionnelle du secteur immobilier, dans sa dernière enquête d'opinion réalisée auprès de 150 promoteurs. Alors que les différentes politiques de logement des trois Régions, de même que les souhaits des bouwmeesters bruxellois et flamand, encouragent la construction de logements plus compacts, plus hauts et plus centralisés, sur le terrain, les communes semblent bien plus réticentes à appliquer ces préceptes. Sept promoteurs sur dix estiment, par exemple, que les communes ne sont pas enthousiastes à l'idée de développer des projets plus hauts. Six promoteurs immobiliers sur dix peinent à trouver un soutien auprès des pouvoirs locaux pour construire d'une manière plus compacte. Près d'un promoteur immobilier sur trois se heurte régulièrement au refus des pouvoirs locaux de construire des projets plus ambitieux que de coutume. " Notre pays compte quelques beaux projets immobiliers qui illustrent parfaitement bien la voie empruntée par notre politique en matière de logement, constate Olivier Carrette, administrateur délégué d'UPSI-BVS. Je pense notamment à quelques grands chantiers à Anvers, Bruxelles et Namur. Ce n'est pas un hasard si les villes, les unes après les autres, deviennent plus ambitieuses dans le domaine de l'immobilier. Mais il ne faut pas que cet élan se limite à ces quelques villes. Trop souvent, nous voyons que les pouvoirs locaux ont peur d'oser faire les choses différemment. " XAVIER ATTOUT