C'est peu dire que les restaurateurs, les tenanciers de bars et les hôteliers vivent des moments extrêmement difficiles. Plus de 90 % des travailleurs du secteur sont en chômage temporaire. Or, les perspectives de réouverture sont encore lointaines puisque le Conseil national de sécurité a avancé la date du 8 juin pour autant que toutes les phases précédentes se soient...

C'est peu dire que les restaurateurs, les tenanciers de bars et les hôteliers vivent des moments extrêmement difficiles. Plus de 90 % des travailleurs du secteur sont en chômage temporaire. Or, les perspectives de réouverture sont encore lointaines puisque le Conseil national de sécurité a avancé la date du 8 juin pour autant que toutes les phases précédentes se soient déroulées correctement. Et encore, la Première ministre Sophie Wilmès a parlé d'abord des restaurants, le cas des bars étant réglé plus tard. Quant aux hôtels, ils n'ont pas été obligés de fermer boutique mais ceux qui sont restés ouverts tournent autour d'un pour cent d'occupation. Selon nos confrères de L'Echo, un hôtel d'une centaine de chambres perd entre 30.000 et 70.000 euros par mois sans compter les loyers et frais hypothécaires. Cette situation dramatique a fait ses premières victimes. A Bruxelles, déjà fragilisés par une procédure de réorganisation judiciaire, les restaurants La Bécasse, un lieu bien connu du cimetière d'Ixelles, et Bonsoir Clara, situé au centre-ville, ont fait aveu de faillite. La semaine dernière, c'est l'emblématique Hôtel Métropole, fondé place de Brouckère en 1895 par les brasseurs Wielemans- Ceuppens, qui a fermé ses portes. Et ce n'est sans doute hélas qu'un début... Face à cette situation dramatique, la Fédération Horeca Bruxelles a présenté une note à ses deux équivalentes régionales. Cette note, supervisée par l'économiste Bruno Colmant, parle d'un grand emprunt populaire avec retour sur investissement garanti. Il s'agit donc d'un appel au public et à son épargne plutôt qu'à l'Etat. Ce dernier est quand même sollicité par une série de demandes plus classiques : abaissement de la TVA sur les boissons non alcoolisées (21 à 6 %), déductibilité à 100 % des frais de restaurant, réduction des charges ONSS de l'ordre de 50 à 75 %.