La Flandre a dégagé une plus-value d'un milliard d'euros sur ses prêts et prises de participation décidés lors de la crise financière de 2008, selon les calculs d'Eric Dor, le directeur des études économiques de l'IESEG School of Management de Lille, présentés ...

La Flandre a dégagé une plus-value d'un milliard d'euros sur ses prêts et prises de participation décidés lors de la crise financière de 2008, selon les calculs d'Eric Dor, le directeur des études économiques de l'IESEG School of Management de Lille, présentés dans L'Echo. Cela provient essentiellement des intérêts et pénalités sur le prêt de 3,5 milliards d'euros octroyé à KBC. Cela a compensé ses pertes dans KBC et le Holding communal. Les deux autres Régions - qui n'avaient pas aidé KBC - affichent un rendement financier négatif : -765 millions depuis 2008 pour la Wallonie et -264 pour Bruxelles. La Wallonie peut toutefois espérer équilibrer ses comptes lors de la vente de sa participation dans Ethias (25%). L'Etat fédéral était, lui, en perte de 918 millions à la fin 2017. Mais cette année, il devrait encaisser 600 millions en dividendes de BNP Paribas et Belfius. Depuis le déclenchement de la crise, l'Etat aura ainsi perçu 3,3 milliards en dividendes de ses participations bancaires. Les plus-values escomptées sur la vente, totale ou partielle, de ces participations devraient conduire à une opération budgétairement très positive, en dépit des pertes sur Dexia (4,9 milliards pour l'ensemble des pouvoirs publics belges) et du coût des emprunts nécessaires au " sauvetage " des banques.