En 2018, Eandis - aujourd'hui Fluvius suite à sa fusion avec Infrax - a récupéré 732.485 euros auprès de personnes qui avaient indûment perçus des subsides pour leurs certificats verts, contre 437.29 euros en 2017. En 2010, pareil certificat valait en effet 350 euros par kWh puis, sa valeur a été...

En 2018, Eandis - aujourd'hui Fluvius suite à sa fusion avec Infrax - a récupéré 732.485 euros auprès de personnes qui avaient indûment perçus des subsides pour leurs certificats verts, contre 437.29 euros en 2017. En 2010, pareil certificat valait en effet 350 euros par kWh puis, sa valeur a été graduellement ramenée à zéro. Grande était dès lors la tentation de jouer sur les dates d'entrée en service des panneaux placés. Mais manque de chance, depuis 2017, les gestionnaires de réseaux ont reçu de nouvelles compétences en matière de dépistage de fraudes de sorte que ces jeux de dates ont pu au fil du temps, être tracés. Cette semaine doit en principe s'ouvrir le procès de Patrick Decuyper, roi déchu des panneaux solaires, soupçonné ainsi qu'une dizaine de personnes de fraude aux subsides en matière de panneaux solaires. Sa chute aura été aussi rapide que son ascension. En 2005, Patrick Decuyper constitue, de concert avec un compagnon d'études, Enfenity, une entreprise spécialisée dans le placement de panneaux solaires. Le succès est au rendez-vous. Mais, très vite, les subsides se racrapotant, la société ne tarde pas à imploser. Elle doit licencier et restructurer. Valorisée en 2010 aux alentours du demi-milliard d'euros, Enfenity se retrouve en 2013 à être vendue pour un euro symbolique à Everstream, le véhicule d'investissement de l'américaine SunEdison qui, pour avoir acquis trop d'entreprises devra lui-même, en 2016, se placer sous protection judiciaire.