A Auderghem, Raphaël de Sadeleer a ouvert son premier resto, un vrai bon bistrot comme on les aime ! A l'heure des réseaux sociaux, comment ce formidable petit bistrot de quartier a-t-il pu passer si longtemps sous les radars ? Sans doute ses premiers fidèles souhaitaient-ils garder le secret pour eux... Ouvert depuis huit mois à Auderghem, juste à côté de l'entrée de l'E411, le Transvaal est en effet une vraie perle, que l'on doit à Raphaël de Sadeleer, ancien chef pendant cinq an...

A Auderghem, Raphaël de Sadeleer a ouvert son premier resto, un vrai bon bistrot comme on les aime ! A l'heure des réseaux sociaux, comment ce formidable petit bistrot de quartier a-t-il pu passer si longtemps sous les radars ? Sans doute ses premiers fidèles souhaitaient-ils garder le secret pour eux... Ouvert depuis huit mois à Auderghem, juste à côté de l'entrée de l'E411, le Transvaal est en effet une vraie perle, que l'on doit à Raphaël de Sadeleer, ancien chef pendant cinq ans de la Winery, à Schuman. Mais avant cela, le jeune homme a pas mal roulé sa bosse. Formé à l'école hôtelière de Namur, il a travaillé au Monde est petit, à Etterbeek et fait l'ouverture du Variétés, place Flagey. Plus surprenant, il a été pendant cinq ans le chef privé de la cinéaste Danièle Thompson (la fille de Gérard Oury), entre Paris et Saint-Tropez. Et cela se sent immédiatement dans ces magnifiques assiettes qui, il y a quelques semaines, fleuraient déjà bon l'été ! Résolument gourmande, la cuisine de Raphaël de Sadeleer voyage en effet du côté de la Méditerranée. Avec, par exemple, un wok de couteaux (15 euros), servis dans un bouillon à la coriandre et de la txistorra, une saucisse basque bien épicée qui relève sublimement le tout. Tandis que les jolis petits artichauts violets frits (14 euros), présentés avec un peu de burrata et de chorizo basque, rappellent les carciofi alla giudia romains. Mais au moment de la selle d'agneau rôtie (25 euros), on se croirait vraiment en Provence. Fondante, la viande est magnifiée par des petits légumes d'été confits à la sarriette, des olives taggiasches et des petites pommes de terre à la graisse d'oie. C'est déjà les vacances ! Tout comme avec ces raviolis farcis aux asperges blanches proposés avec une crème de parmesan, un émincé de poulpe et des jeunes pousses d'épinards (22 euros). On applaudit la maturité de Raphaël de Sadeleer, qui n'essaie pas de jouer l'épate, juste de ravir les papilles avec sa cuisine du marché bien sentie. Et jusqu'au sucré, on exulte... Peut-on imaginer meilleur dessert de saison que des fraises, avec un intense sorbet à la fraise et une espuma de crème brûlée (8 euros) ? Bref, on recommande les yeux fermés ce Transvaal. D'autant que les vins, parfaitement sélectionnés et toujours intéressants (qu'ils viennent du Portugal, de Sicile, du Rhône ou de Sardaigne) sont proposés à des prix défiant toute concurrence. On s'incline... Hubert Heyrendt