Les centrales nucléaires de troisième génération s'avèrent décidément bien difficiles à construire. Que ce soient les EPR (European Pressurized Reactors) français à Olkiluoto en Finl...

Les centrales nucléaires de troisième génération s'avèrent décidément bien difficiles à construire. Que ce soient les EPR (European Pressurized Reactors) français à Olkiluoto en Finlande et Flamanville en France ou les AP1000 américains (Jenkinsville et Augusta aux Etats-Unis). Le projet de bâtir deux EPR à Hinkley Point en Angleterre vient, lui aussi, de voir ses délais et ses coûts revus à la hausse. Pourtant, le contrat est tout neuf (novembre 2016) et ses exploitants, le français EDF et le chinois CGN, n'en sont encore qu'au terrassement ! Or, EDF vient de confirmer un dépassement de 1,8 milliard d'euros sur une facture initiale de 20,5 milliards et un rallongement de 15 mois sur une entrée en fonction fixée à fin 2025. Raison : les estimations initiales étaient trop basses pour le design des réacteurs, le séquencement des travaux ou les contrats des fournisseurs. Par Jean-Christophe de Wasseige