Thomas Vandenbergh est l'une des pointures belges en matière de numérique dans la construction. Il est responsable de l'implémentation, de la coordination et de la gestion du BIM chez Besix, l'un des premiers promoteurs belges à avoir fait usage de ce procédé.
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Thomas Vandenbergh est l'une des pointures belges en matière de numérique dans la construction. Il est responsable de l'implémentation, de la coordination et de la gestion du BIM chez Besix, l'un des premiers promoteurs belges à avoir fait usage de ce procédé. THOMAS VANDENBERGH. Tout a démarré en 2010 aux Pays-Bas. Pour emporter un marché lancé par la Régie des eaux, nous étions obligés de travailler avec le BIM. Ce que nous avons fait avec des acteurs locaux. Depuis lors, nous n'avons fait qu'améliorer nos connaissances sur le sujet, notamment par le biais de notre bureau d'études. Pour le reste, nous utilisons aussi aujourd'hui des drones pour des repérages. Mais, a terme, un drone permettra de déplacer du matériel et d'effectuer des missions trop risquées pour les ouvriers. Il remplacera donc dans certains cas les mains et les jambes d'un ouvrier ! Les maquettes numériques nous permettent de produire des plans plus rapidement et de meilleure qualité. La manière d'y arriver a totalement changé. Le travail de conception est beaucoup plus approfondi mais il permet d'éviter les contretemps sur le terrain. Notre devise est d'ailleurs " Trompez-vous virtuellement pour ne pas vous tromper sur le chantier ". Tout est ficelé en amont. Enfin, le BIM permet de gérer les flux d'informations sur un projet. L'efficacité s'en voit nettement améliorée. Que ce soit sur le plan de la logistique ou des quantités à maîtriser. Nos experts estiment que solutionner un problème revient à économiser environ 80 euros. Or, il y en a des centaines sur un chantier... Aux Etats-Unis, une étude relève que solutionner entièrement un problème coûte 1.000 dollars. Je préfère de mon côté dire que pour un même prix de chantier, nous pouvons désormais offrir beaucoup plus à notre client. La prochaine étape est de tenter de faire le lien entre toutes les technologies émergentes et le BIM. Pouvons-nous utiliser cette maquette dans le cadre de l'utilisation d'un drone, d'une simulation sur un chantier ou d'aider un acheteur potentiel à configurer son appartement ? L'objectif sera d'utiliser toutes ces données numériques à bon escient.