Le théâtre des Brigittines est souvent le dernier à fermer au début de l'été et le premier à rouvrir. Il le fait avec un festival international joliment titré " Le pouvoir de la nuit " qui, globalement, prend le contrepied de nos vies saturées d'informations. Histo...

Le théâtre des Brigittines est souvent le dernier à fermer au début de l'été et le premier à rouvrir. Il le fait avec un festival international joliment titré " Le pouvoir de la nuit " qui, globalement, prend le contrepied de nos vies saturées d'informations. Histoire de " se perdre dans l'ombre et l'obscur pour connaître le véritable sens de la lumière ". Pas moins de 12 spectacles sont au programme, parmi lesquels nous en pointons trois. 7 Pleasures de la Danoise Mette Ingvarten met en scène une douzaine de danseurs dénudés - forte tendance actuelle - explorant le désir et ses représentations, sans jugement posé. La Portugaise Vera Mantero interprète et chorégraphie Une mystérieuse chose, a dit E.E.Cummings, performance courte dans sa durée mais longue de sens puisque le titre vient d'une phrase prononcée par le poète-essayiste américain qualifiant ainsi Joséphine Baker. Autre tendance présente, celle de l'utilisation de la vidéo dans The Dry Piece/XL Edition où, jouant des écrans, huit danseuses composent des figures inspirées de la nage synchronisée et des films des années 1930. Avant de créer des visions plus fantasmatiques " où les corps forment un ensemble unique, pieuvre en déplacement, bouche avalant l'oeil du spectateur ". Du 18 août au 2 septembre aux Brigittines à Bruxelles, www.brigittines.be