La Flandre voit d'un très mauvais oeil la perspective d'un Brexit, dur ou non. Le port d'Anvers préfère positiver : il mise sur le short sea shipping via conteneurs pour remplacer les camions qui, en raison des nouvelles formalités douanières, risquent d'être bloqués longtemps des deux cô...

La Flandre voit d'un très mauvais oeil la perspective d'un Brexit, dur ou non. Le port d'Anvers préfère positiver : il mise sur le short sea shipping via conteneurs pour remplacer les camions qui, en raison des nouvelles formalités douanières, risquent d'être bloqués longtemps des deux côtés de la Manche avec leur chauffeur. Anvers entend ainsi multiplier les liaisons trans-Manche en bateau, où les conteneurs sont " non accompagnés " (c'est-à-dire qu'ils ne sont pas véhiculés via camions avec chauffeur). Anvers espère profiter de son expérience du trafic non européen et de la logistique just in time pour capter ce que le tunnel sous la Manche ou les ferries pourraient perdre. " Port of Antwerp prévoit que les camions avec chauffeur seront en partie remplacés par des conteneurs sur unités de cabotage ", indique un communiqué du port. Car l'allongement du temps d'attente pour les futures formalités douanières risque de rendre le transport tout camion plus coûteux. Dès l'annonce du Brexit, en 2016, le port d'Anvers et les autorités douanières ont examiné les réponses à mettre en place. Le développement du short sea shipping en fait partie, avec des autorités douanières renforcées. Le port d'Anvers est déjà très actif dans cette activité. Il espère même renforcer les relations qui existent déjà avec la Grande-Bretagne, pour laquelle il transborde 17 millions de tonnes de marchandises par an. Il s'agit de son deuxième client.