La semaine dernière, Mithra a conclu un partenariat avec le groupe hongrois Gedeon Richter pour la commercialisation de son produit phare, la pilule contraceptive Estelle, en Europe et en Russie. Soit environ un cinquième d'un marché mondial de la pilule contraceptive estimé à 5 milliards d'euros. La biotech liégeoise va recevoir 35 millions à la signature du contrat ainsi qu...

La semaine dernière, Mithra a conclu un partenariat avec le groupe hongrois Gedeon Richter pour la commercialisation de son produit phare, la pilule contraceptive Estelle, en Europe et en Russie. Soit environ un cinquième d'un marché mondial de la pilule contraceptive estimé à 5 milliards d'euros. La biotech liégeoise va recevoir 35 millions à la signature du contrat ainsi que des paiements additionnels pouvant aller jusqu'à 20 millions en fonction de la progression du processus réglementaire lié à la mise sur le marché d'Estelle. Mithra touchera, par la suite, des royalties liées aux ventes et des revenus annuels garantis. " Ce contrat est, de loin, le plus important de l'histoire de Mithra ", a déclaré François Fornieri, le CEO et fondateur. Estelle est un contraceptif oral à base d'estétrol, un oestrogène naturel. Il arrive au bout des phases cliniques. L'étude de phase 3 réalisée, en Russie et en Europe, auprès de 1.577 femmes de 18 à 50 ans, a montré un degré d'efficacité de 99,5 % et une belle tolérance. Cette même étude de phase 3 est actuellement en cours aux Etats-Unis. Ces bons résultats permettent d'envisager une commercialisation en 2020. Gedeon Richter, basé à Budapest, est spécialisé dans la santé féminine. Il a réalisé un chiffre d'affaires de 1,4 milliard l'an dernier. Avant cet accord, Mithra avait déjà signé des contrats de commercialisation au Canada, au Japon, en Corée du Sud et au Brésil. Il lui reste, encore et surtout, à se trouver un distributeur aux Etats-Unis qui pèsent 44 % du marché mondial. Dopé en Bourse depuis le début de l'année (+ de 200 % de hausse), Mithra estime disposer avec Estelle d'un blockbuster potentiel, soit un médicament qui peut générer plus d'un milliard d'euros de recettes. Donesta, son traitement très prometteur contre les effets de la ménopause (un marché de 5,6 milliards ! ), pourrait suivre le même chemin.