Le commerce en ligne se développe en Belgique. D'après une nouvelle étude réalisée par la société de consultance Retis, le nombre d'e-commerçants belges a progressé de 15 % en 2015 (derniers chiffres disponibles). Depuis 2008, le secteur a triplé de volume pour atteindre 2.588 entités déclarant une activité commerciale tournée principalement vers la vente en ligne. " Cela montre le dynamisme du secteur, en phase avec la demande des consommateurs ", souligne Dami...

Le commerce en ligne se développe en Belgique. D'après une nouvelle étude réalisée par la société de consultance Retis, le nombre d'e-commerçants belges a progressé de 15 % en 2015 (derniers chiffres disponibles). Depuis 2008, le secteur a triplé de volume pour atteindre 2.588 entités déclarant une activité commerciale tournée principalement vers la vente en ligne. " Cela montre le dynamisme du secteur, en phase avec la demande des consommateurs ", souligne Damien Jacob, consultant en stratégie e-commerce chez Retis. La plupart de ces commerçants sont des indépendants qui se lancent dans une nouvelle activité, souvent en solo. A peine 5 % d'entre eux emploient plus de cinq personnes. " Ce sont des projets encore assez jeunes, qui ne sont finalement pas si éloignés que cela du commerce classique ", pointe Damien Jacob. Le taux d'échec est relativement important : chaque jour, deux nouvelles entreprises se créent, mais une autre cesse ses activités. " Les projets pâtissent souvent d'une sous-capitalisation de départ, explique le consultant. Les entrepreneurs se basent sur le coût de développement de leur site internet, mais sous-estiment certaines dépenses, notamment au niveau du marketing, du juridique ou du service après-vente. " Les plateformes belges d'e-commerce ne sont pas près de concurrencer des géants comme Amazon ou Zalando. Mais elles ont les capacités de se faire une place à l'ombre de ces mastodontes. Pour autant qu'elles trouvent un positionnement différent. " Jouer sur les prix par rapport à ce type d'acteur est voué à l'échec, indique Damien Jacob. Il vaut mieux faire valoir d'autres atouts comme le service, le conseil ou des valeurs particulières comme les produits éco-responsables, par exemple. " C'est sur ce créneau que jouent des acteurs comme eFarmz.be ou Cirkle.be, des e-commerces de produits bio et locaux. D'autres acteurs belges se positionnent sur des niches inexplorées par les géants du secteur, dans lesquelles ils peuvent caresser l'espoir de devenir des références internationales. Des sites comme Tasset.com (instruments de musique classique), Sellerie-online.be (équitation), Ya-too.com (produits dérivés de bandes dessinées) ou PadLStore.com (nautisme) poursuivent cette stratégie d'hyper- spécialisation et explorent les débouchés possibles à l'étranger. GILLES QUOISTIAUX