C'est à la lutte contre la pauvreté dans le monde que va cette année le Prix Nobel d'économie, soufflant cet automne ses 50 bougies. L'Académie royale des sciences de Stockholm a en effet attribué ce dernier à un trio de chercheurs spécialisés dans l'économie du développement, dont la Française Esther Duflo (47 ans), la deuxième femme à recevo...

C'est à la lutte contre la pauvreté dans le monde que va cette année le Prix Nobel d'économie, soufflant cet automne ses 50 bougies. L'Académie royale des sciences de Stockholm a en effet attribué ce dernier à un trio de chercheurs spécialisés dans l'économie du développement, dont la Française Esther Duflo (47 ans), la deuxième femme à recevoir le prix (après l'Américaine Elinor Ostrom en 2009), et aux Américains Abhijit Banerjee (58 ans) et Michael Kremer (55 ans), les deux premiers au Massachusetts Institute of Technology (MIT) et le troisième à Harvard. Mettant non seulement à l'honneur la thématique populaire de la lutte contre la pauvreté, le comité suédois indique avoir également voulu récompenser une méthode de recherche particulière (expérimentale et non pas théorique ou basée sur des modèles abstraits) dans la mesure où les lauréats " ont introduit une nouvelle approche pour obtenir des réponses fiables sur la meilleure façon de réduire la pauvreté dans le monde ". Professeur d'économie au MIT, où enseigne également son mari (Abhijit Banerjee), Esther Duflo est l'une des économistes les plus connues dans le monde. Ses travaux lui avaient d'ailleurs valu voici quelques années d'être choisie par la Maison Blanche pour conseiller le président Obama sur les questions de développement. Cocorico oblige, le président français Emmanuel Macron n'a pas manqué de saluer via Twitter " le magnifique Prix Nobel d'Esther Duflo " qui vient rappeler " que les économistes français sont actuellement au meilleur niveau mondial et montre que les recherches dans ce domaine peuvent avoir un impact sur le bien-être de l'humanité ".