Si Hyundai investit le terrain de la voiture sportive, c'est parce qu'il n'existe pas de meilleur moyen pour asseoir une image et relayer un engagement en championnat du monde des rallyes.
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Si Hyundai investit le terrain de la voiture sportive, c'est parce qu'il n'existe pas de meilleur moyen pour asseoir une image et relayer un engagement en championnat du monde des rallyes. Un objectif pour lequel la marque coréenne a cassé sa tirelire en débauchant une pointure : rien de moins que l'ancien patron du département sportif de BMW. Cette sportive porte la particule " N " qui évoque le Nürburgring sur lequel la i30 N a été mise au point. Un toboggan de 21 km qui juge sans appel pilotes et machines. Les ingénieurs ont retravaillé le 2.0 l turbo à injection directe essence qui affiche désormais une puissance de 275 ch. Le châssis, affûté et surbaissé, repose sur un train avant McPherson, un essieu arrière multibras et un amortissement piloté. La i30N s'offre aussi un différentiel autobloquant limité et un système d'échappement évolué. Testée sur le circuit de Vallelunga près de Rome, elle nous a bluffés en combinant agilité, efficacité et facilité avec le même talent que ses rivales allemande et française. La direction est idéalement ferme, le grip de son train avant extraordinaire et l'équilibre de son châssis remarquable lors des changements de cap brusques. Sur route, les cinq modes de conduite (Eco, Normal, Sport, N et Custom) offrent une belle polyvalence en jouant sur la réponse moteur, la sonorité de l'échappement, la direction, la suspension et le différentiel. La i30 N pousse fort avec de bonnes reprises à bas régime et aussi des montées rageuses dans les tours. Le freinage se révèle très endurant à défaut d'un mordant suffisant et la commande de boîte rapide et précise. Discrète à l'extérieur comme à l'intérieur, cette GTI à la coréenne peut se mettre entre toutes les mains. Christophe